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M-Preg-Lass-Uns-Laufen

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“ MESSAGE : Est-ce que vous voulez que je poste un one shot pour vous faire patienter pour la fiction ? J'attends vos réponses ! ” - jeudi 10 mai 2012 08:22

Création : 11/11/2009 à 07:55 Mise à jour : 22/04/2012 à 04:48

Anwarünya Aerosmith's production.

BLOG SOUS COPYRIGHT

Toute reproduction de textes, images, se trouvant sur ce blog seront sanctionnées ! Tous les montages présents sur ce blog sont réalisés par mes soins (Images, avatars, images-liens, décorations, présentations). Merci donc de bien respecter le travail de certains !

J'espère que vous serez assez respectueux de mon travail pour ne pas désactiver mon blog, ou plagier mes écrits. Ceci est une fiction ce qui n'est en aucun cas la réalité, même si elle reprend des personnages réels, tous les faits rapportés sont à contrario fictifs !


« Si un jour sa raison de vivre part alors la vie ne vaut pas ou plus la peine d'être vécu , la mienne s'appelle Bill. »
Tom Kaulitz.

Commencement :

Je suis Anwarünya Aerosmith. Créatrice de ce blog ainsi que de cette fiction qui j'espère vous sera plaisante à lire. Vous pouvez également me trouver sur :
ce blog Recueil, ce blog Musique, ce blog d'Illustration, ce compte Facebook, ce compte Twitter.

À mes débuts, j'écrivais quelques fictions Hétéros et étais sous le pseudonyme de "Morticiia". Peut-être que certaines d'entre vous connaissiez "A History of Vampire". J'aimais bien écrire ce récit, mais le yaoi m'appelait de plus en plus, et j'ai finis par abandonner et bannir les écrits hétéros. Aujourd'hui, je ne fais que du yaoi. Je crois que j'ai assez parlé de moi...

Lass Uns Laufen est mon bébé, et je ne laisserais personne me l'arracher.
Je pense bientôt créer un deuxième blog (Identique à celui-ci) au cas où certains malins voudraient s'amuser avec les désactivations. (Nous penserons tous au blog de Flo', désactivé à plusieurs reprises, où encore le forum Sunscheint.) Je crois que nous devons nous rendre à l'évidence : Nous passerons toutes par là tôt ou tard.

J'espère vous embarquer dans cette histoire, avec moi. Je ne cherche pas à être une auteure reconnue, car pour moi, seules les personnes de talent le méritent, et je n'en fais pas parti. Néanmoins, ça ne m'empêche pas d'être attentionnée aux critiques de mes lectrices, où des Béta. J'aime vraiment avoir des avis construits sur ce que je fournis. Je ne dis pas que recevoir un commentaire disant "Génial !!" ne fait pas plaisir, mais je pense que soulever les aspects négatifs d'une histoire -même si nous la trouvons bien- ne peut que faire progresser l'auteure.

Commencement :
Attention :


Toute reproduction totale, ou même partielle de ce qui est sur ce blog sera sanctionné, puisqu'il a été mit sous copyright. J'insiste vivement sur le plagiat que je n'hésiterais pas à dénoncer en signalant le site ! Je passe beaucoup de temps sur ce skyblog, et je n'accepterais en nulle façon que ce soit, qu'un individu se permette de recopier bêtement mon travail. De plus, je déconseille ce blog aux mineurs de moins de 14 ans, âmes sensibles & vierges effarouchées.
Il contient une histoire FICTIVE certes, mais qui peut offenser certaines sensibilités : un homme enceinte, pas courant n'est-ce pas ? De plus, je ne tiens pas à ce que l'on m'accuse de ne pas avoir fait de prévention. A 14 ans, je crois qu'un adolescent n'a pas assez de maturité pour faire face à des scènes homosexuelles détaillées.
J'interdis vivement ce blog aux rageurs et autres homophobes, illettrés, et groupies. Vous n'êtes ici, pas à votre place, alors n'hésitez pas à cliquer sur la croix rouge à droite de votre écran, merci !
De plus, je ne suis en rien responsable des réactions de chacun face à mes écrits, et je ne suis également en rien responsable si vos parents vous crament alors que vous êtes mis en garde. Que tout cela soit bien claire !

Je n'suis pas là pour faire la police ! Ne tenez pas compte des mises en garde, mais ne vous plainiez pas !


Commencement :
Les annuaires :


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Commencement :
Liens utiles :


SECOURS YAOI : "Blog désactivé" ? On y a toutes eut droit ! Enfin un blog tenant compte des désactivations de blogs.
ANOTHERTIME : Un blog consacré à l'élaboration de Newsletters pour vos sites ! Skyblog, Forums, Blogger... C'est une vraie perle !
L'ÉCRITURE EST UN JEU : Avec ce blog, ré-apprenez simplement vos bases en français ! C'est un très bon site pour ceux et celles qui peinent avec notre langue de Molière !

Commencement :

ANWARÜNYA AEROSMITH ©
68

#Posté le lundi 13 septembre 2010 12:09

Modifié le mardi 10 avril 2012 08:36

B.Annonce / Avancement / Résumé / Coups de Coeur.

B.Annonce / Avancement / Résumé / Coups de Coeur.

Τ0ME I : La Fuite. [12 / 2O] (Chap 13 avancé à 10%)_______________ Τ0ME III : Refaire Surface. [OO / 2O]
_● Quand William Jonhson plaque tout pour son fils.______________● Quand l'Amour est...
Τ0ME II : Le Combat. [OO / 2O]__________________-_____________ Τ0ME IV : La Demande. [OO / 2O]
_● Quand Bill Trümper et...__________________________________● Quand Bébé rime avec...


B.Annonce / Avancement / Résumé / Coups de Coeur.
Résumé :

___ William Jonhson est un jeune homme à l'aspect rockeur, et androgyne de dix-sept ans. Il est l'unique enfant d' une famille dont les parents sont plus que riches. Depuis enfant, il fût élevé dans la haute société, apprit les bonnes manières et fût toujours un garçon gentil et travailleur. Un soir ou ses parents furent en voyage à l'étranger, ses amis l'invitèrent à une soirée. Les verres d'alcool ingurgités, il perdit le peu de raison qu'il avait et coucha sans protection avec un autre homme. Cela ne le gêna pas vraiment, puisqu'il était homosexuel. Le problème fût tout autre. William était Hermaphrodite de naissance...

« Une erreur de la nature. » Enfermé dans un corps, pour deux, pour trois. Si différent des autres...
« - Un homme ne peut pas tomber enceinte, tout cela est absurde ! Êtes-vous stupide ?!
- C'est pourtant la vérité madame Jonhson. Votre fils est hermaphrodite, et enceinte, de six semaines...
- Mais c'est complètement immoral ! Opérez-le immédiatement !
- On ne peut pas procéder à un avortement, nous pourrions le perdre...
»
« Un monstre. » Je me sens seul... « Il ne mérite pas de vivre. » Ne me l'enlevez pas... « Le bambin vous sera remit. Et l'engrossé avec. » Non, pitié ! « Je n'ai plus eut de fils dès l'instant où il a ouvert les cuisses. » Maman...

-----Un par un, tous l'ont laissé tomber, elle la première. De qui je parle ? De sa mère. Mais quelle mère voudrait vendre sa progéniture et celle de son fils ? Il s'enfuira, et ne laissera jamais son ange aux mains de cette femme. Ils partiront et tenteront de s'en sortir. Et si il doit y laisser sa vie, il n'hésitera pas une seconde. Né sous le nom de William Johnson, il s'appelle à ce jour Bill Trümper, et voici son histoire...


B.Annonce / Avancement / Résumé / Coups de Coeur.
Coup de coeur :

___Une fiction qui mérite toute votre attention. Elle est juste... Parfaite. Il n'y a pas d'autre mot. Cette histoire est bouleversante, du moins, elle me bouleverse. C'est vraiment rare que j'aime une fiction yaoi à ce point. Elle fait partie de mes deux préférées. Et les deux jeunes filles qui s'occupent de la traduction, font un boulot formidable. N'hésitez pas une seule seconde, cliquez sur ce lien, vous ne serez pas déçues je peux vous le jurer... Traduite de l'anglais vers le français par Esther et Apple, #815 de BrokenMirror.
ANWARÜNYA AEROSMITH ©
24

#Posté le mercredi 11 novembre 2009 08:12

Modifié le mardi 10 avril 2012 08:50

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ANWARÜNYA AEROSMITH ©
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#Posté le mercredi 01 septembre 2010 09:09

Modifié le dimanche 22 avril 2012 04:23

Kapitel Ein.

Kapitel Ein.

Tome Premier :

Chapitre Premier :

« Désillusion. Déception. »
William - Constance



Le 31 Août. 2009. Hôpital Roger Salengro à Loon-Plage (59279), France. 23h59. Chambre d'accouchement.

- Poussez jeune homme vous y êtes presque ! S'exclame la sage femme.
- Mais j'ai ma-al !! Dis-je criant, et pleurant.

Oui, je pleure. Non vous ne rêvez pas, je suis bien un homme, enceinte. Choquant n'est-ce pas ? Dégoutant aussi, non ? Êtes-vous comme cette femme ? Pourquoi serais-je dégoutant ? Je suis juste hermaphrodite. Ce qui veut dire qu'en apparence je suis un homme, mais qu' intérieurement j'ai des organes féminins. Un utérus, des trompes de Fallope, des ovaires... Je l'assume parfaitement, accepte totalement et aime mon bébé. Je suis bien le seul d'ailleurs. Pourquoi cela ? Ma « famille », ou plutôt ma mère, a décidée de me séparer de mon enfant dès sa naissance, ce qui ne me laisse pas beaucoup de répit. Il me faut par n'importe quel moyen fuir d'ici. Mais pour l'instant, la chair de ma chair ne m'aide pas du tout.

- Allez William, faites un effort ! Crie le médecin pendant que je pousse. Oui comme cela, poussez !

Je pousse de toutes mes forces, je hurle tellement la douleur est forte, la péridurale ne m'a fait aucun effet. Je pousse encore, gémissant aussi. C'est horrible comme ça tire, et brûle. Je finis enfin par entendre des pleures... Ses pleures. Mon enfant. Je sens tellement la douleur que je suis sûr que j'ai du me déchirer.. J'ai accouché par voie naturelle. Mes parents se sont opposés à la césarienne. Enfin, ma mère. Jusqu'au bout elle aura contrôlée cette grossesse. Étant mineur, je n'ai rien pu faire pour aller à son encontre. Et que voulez-vous, on achète tout, avec le fric... Avec son putain de fric.

- William, commence la sage femme, me tirant de mes pensées.
- Oui ? Je demande, regardant la pendule face à moi. Minuit neuf. J'ai officiellement, dix-huit ans...
- Vous avez accouché d'un magnifique petit garçon.
- Oh mon dieu...
Fais-je un sourire rêveur aux lèvres.
- Heure de naissance ? Demande la sage femme.
- Minuit sept Marissa.
- Voulez-vous couper le cordon ombilical ? Propose-t-elle.
- Non, je...
- Il ne sentira rien, et vous non plus je vous rassure.
Fait-elle d'une moue rassurante.
- Non, vraiment, je veux juste l'avoir dans mes bras... J'ai mal.
- Oui, je comprends. Nous allons vous recoudre, et vous pourrez prendre votre fils d'accord ?
Demande le médecin.
- Oui...

La sage femme prend une paire de ciseaux et coupe le cordon de mon amour. Elle l'emmène ensuite en m'assurant qu'elle va juste le nettoyer, le mesurer, le peser, et l'habiller. Puis je pourrais enfin le prendre dans mes bras.

[...]

Trente minutes sont passées. Je suis exténué. Il faut dire que j'ai passé plus de six heures dans la salle d'accouchement, et tout cela à cause encore et toujours de ma génitrice. Le médecin à finit de me recoudre.

- Félicitation Monsieur Jonhson. C'est un magnifique bébé. Déclare le médecin, me souriant.
- Merci...

Soudainement, ma mère entre dans la pièce, et demande au médecin quand elle pourra donner mon fils à cet homme si horrible... Riche. Friqué. Je hais le fric ! Je n'y crois tout bonnement pas. Je suis son fils ! Ils n'ont pas le droit de me faire ça !

- Et bien... Dit-il passant de la Bétadine autour de mon anus. Il faudrait attendre sa sortie d'hôpital madame.
- Combien de jours !?
Crache-t-elle m'assenant un regard brillant de malveillance.
- A peu près quatre, votre fils à besoin de se reposer, et de soins avant tout. Et les lois nous interdisent, si ce n'est une grossesse de mère porteuse, d'enlever l'enfant de sa mère.
- Il est un homme. Au revoir docteur. A dans quatre jours, William.
Déclare froidement ma mère avant de sortir sans plus de cérémonie.

Mon dieu, comment peut-on être aussi odieux, et sans c½ur ?! Certes je suis hermaphrodite, et ce n'est pas courant. Mais tout de même ! C'est mon fils, on ne peut pas arracher un enfant à sa mère ! Oui je dois l'avouer, je me considère comme sa mère. Après tout, c'est complètement vrai. Je l'ai porté neuf longs mois, l'ai vu grandir au fil des échographies, l'ai sentis bouger de plus en plus en moi, ai appris à l'aimer... Jamais, oh non jamais on ne me séparera de mon fils.

- William, fait la sage femme s'approchant à mes cotés, votre fils est tout beau, tout propre.
- Je... peux le prendre ?
Je demande hésitant.
- Bien sur ! Marissa, redressez le lit de Monsieur Jonhson s'il vous plait.
- Oui.
- Combien il mesure et pèse ?
Je demande doucement.
- Nous avons un magnifique bébé mesurant quarante neuf centimètres pour deux kilos sept-cents.
- Il est si petit..


La deuxième sage femme appuie sur un bouton faisant redresser le lit. Mais je m'inquiète soudain d'une vive douleur à mon intimité.

- Calmez-vous William, commence le médecin. Je vous ai recousu. Mais vous avez interdiction formelle de vous lever pendant deux jours. Je ne veux pas que vos fils lâchent, et je voudrais éviter une réouverture de la plaie. Vous pourrez vous redresser grâce à ce bouton. Que ce soit pour prendre le téléphone, votre baladeur audio, pour votre enfant, quand vous serez dans votre chambre, vous appellerez une infirmière. D'accord ?
- Oui. J'en aurais pour combien de temps ?
- Vous pourrez remarcher dans deux jours, mais je vous interdis de sauter en l'air, ou courir. Vous marcherez lentement, et la duré de cela sera d'environ une semaine. Ensuite, peu à peu vous aurez plus de facilité a marcher, et dans un mois, on vous enlèvera les fils si tout se passe bien. Mais pas de folies pendant ce mois. Et évitez les relations sexuelles durant deux mois...
Il me fait un clin d'½il et un sourire qui en dit long.
- Je rougis. De toute façons j'ai bien trop mal pour ne serait-ce penser à quoi que ce soit..

Il éclate de rire devant ma tête qui doit être très bizarre. Je le rejoins dans son hilarité. La sage femme me tend mon amour, que je m'empresse de caler contre ma poitrine me calmant instantanément. La grossesse m'a fait une poussée de lait, alors j'ai un peu de poitrine maintenant. Vraiment très peu, sous un t-shirt on se dit juste que je suis un peu potelé. Je regarde le visage de mon bébé. Il est magnifique. Même si cette grossesse était un accident, une soirée beaucoup trop arrosée, lui est magnifique. C'est assez effrayant, il me ressemble comme deux gouttes d'eau... Il y à juste ses yeux, qui sont de couleur gris-verts. Il est magnifique.

- William ? M'interrompt une sage-femme dans ma contemplation.
- Oui ?
- Comment souhaitez-vous l'appeler ?
Demande-t-elle un calepin à la main.
- Yuri.
- C'est un très joli prénom.
- Je peux en mettre un deuxième ?
- Oui bien sur, même quatre si vous le voulez !
S'exclame la sage femme en riant.
- Et bien en deuxième prénom Luan.
- Hum, comment vous l'écrirez ?
- L. U. A. N.
- Très bien. C'est noté. Ce bout de chou s'appelle donc Yuri Luan Jonhson.


On m'emmène dans ma chambre, et je suis épuisé. Une fois installé, mon fils près de moi, je songe soudainement à quelque chose.Il ne se fera pas appeler Yuri. Car la cavale commence dans trois jours, si j'arrive à mettre un plan en place...
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#Posté le dimanche 15 novembre 2009 02:52

Modifié le mercredi 11 avril 2012 07:22

Kapitel Zwei.

Kapitel Zwei.

Tome Premier :

Chapitre Deuxième :

« Résignation. Décision. »
William - Yuri - Anya - Juliette



Premier Septembre 2009. Hôpital Roger Salengro à Loon-Plage (59279), France. 19h25. Chambre 222.


Il est près de dix-neuf heures trente. Yuri a bien dormit, ce qui m'a aidé dans ma phase de repos. Je suis dans une chambre avec une jeune femme qui doit partir après demain vers dix neuf heures. J'ai encore un peu mal au niveau de l'anus, mais ce n'est rien comparé à hier et cette nuit. Anya, ma colocataire, me parle doucement pour ne pas réveiller mon fils.

- A quoi penses-tu William ? Demande la brune.
- Oh, à ce que je pourrais faire si jamais je réussissais à sortir de cet enfer...
- Je comprends...
Elle se lève et vient s'assoir sur le bord de mon lit. Tu sais... Tu es majeur, alors on ne peut pas te l'enlever comme cela, à moins que ta situation financière, et sociale, soient misérables. Ce qui n'est apparemment pas le cas.
- Hum... Il faut que je parte, je n'ai pas le choix.
- En France, on te retrouvera William. C'est obligé.
- Je sais...


Je réfléchis à comment faire pour partir, changer de nom, changer de ville, changer de vie, et en commencer une nouvelle avec mon fils. Mais... Je ne trouve pas. Je ne sais pas vers qui me tourner, ni comment me débrouiller. Je soupire, commençant à me résigner.

- J'ai une idée ! S'exclame-t-elle.
- Je la regarde suspicieusement. Je t'écoutes...
- Hé bien, l'Allemagne !
Fait-elle un sourire aux lèvres.
- L'Allemagne ? Je demande haussant mon sourcil droit.
- Oui, déménages pour l'Allemagne !
- Mais... Je ne parle pas Allemand Anya !
- Tu n'as jamais fait d'Allemand à l'école ?
- Bien sur que oui, mais... Je ne sais pas si je peux tenir une conversation en Allemand !
- Tu maitrises l'Anglais ?
- Oh ça oui, ma moyenne n'a jamais été en dessous de dix-huit !
- Au moins un bon point. Mon beau frère travaille au consulat d'Allemagne. Je... Ce n'est pas sur que cela marche William. Ne te fais pas de faux espoirs d'accord ?
Me dit-elle précautionneusement.
- Oui bien sur, expliques moi à quoi tu penses.
- Elle soupire. Bon, mon beau frère peut t'obtenir des papiers d'identité. Si tu veux passer inaperçus, il faut qu'avant après demain dix-huit heures, tu aies fais d'énormes changements.
- C'est-à-dire ?
- Tu ne dois pas être reconnaissable.
- Oh. Mais...
- William, je ne veux pas vraiment être impliquée dans quoi que ce soit d'illégale mais je sais que tu as besoins d'aide. Et tu es un garçon vraiment gentil, juste, ne m'en veux pas si ça ne marche pas.
- Promis. Dis moi quoi faire de mon coté s'il te plais.
- Et bien, tu dois prendre rendez-vous chez un coiffeur. Tu dois aller dans un institut de beauté. Ton maquillage a coulé, ce n'est vraiment pas joli à voir, et pour finir, tu dois aller faire du shopping. Moi je m'occupe de la paperasse.
- Hum je vois. Je dois complètement changer de style.
- Pas forcément le changer, tu peux peut-être juste l'affirmer un peu plus...
Dit-elle regardant par la fenêtre. Non, ce n'est pas le mot exacte, tu dois l'affirmer au maximum !
- Très bien... Passes moi le téléphone sil te plais, je vais demander aux infirmières un annuaire.
- Tu auras juste besoins de l'adresse d'un magasin du style de ton choix. Pour le coiffeur et le maquilleur, j'ai ce qu'il te faut. Sachant que tu ne dois pas bouger jusqu'à demain soir, je peux t'organiser les rendez-vous. Mais il faut absolument que l'on fasse tes papiers juste après t'être fait coiffé et maquillé.
Elle se lève. Je sors un peu, je vais aller téléphoner à mon beau-frère, et aux contacts dont tu auras besoins. C'est ok ?

Je déteste l'état dans lequel je suis actuellement. A fleur de peau. Je suis a cran, et ce qu'elle fait pour moi, alors qu'on ne se connait pas, c'est tout bonnement incroyable... Je ne saurais jamais la remercier comme je le dois.. Je me mets juste à pleurer. Elle comprend que c'est une façon de lui dire merci, même si rien n'est encore fait. Mon dieu, mais... Ça va être difficile. Il me semble que j'ai des pubs de magasins vestimentaires. J'appuie sur le bouton se trouvant à coté de mon lit et quelques secondes plus tard, une infirmière rentre.

- Bonsoir William ! Comment vous sentez-vous ? Demande l'infirmière qui s'est occupée de moi cette nuit.
- Ça va, je n'ai pas trop mal. Par contre je me sens à cran.
- C'est tout à fait normal, vous êtes fatigué, votre accouchement à été assez long, et de plus l'ambiance dans laquelle vous êtes arrivé n'arrange en rien votre situation. Vous avez besoin de quelque chose peut-être ?
- Oui, j'ai des magasines dans l'armoire bleue, j'aurais voulus les prendre.
- Oui bien sur !
S'exclame-t-elle me souriant.

Elle va donc chercher les bouquins et me les poses sur les jambes. Elle m'annonce que le repas mets un peu de temps car il y à eu un petit problème en cuisine.
(Je ne sais pas du tout comment la nourriture est préparée, et si il y à des « cuisines » à tous les étages, désolée pour les informations erronées, je les rectifierais dans les plus brefs délais.) On commence à parler et j'apprends qu'elle à deux enfants, et une petite fille. Elle me change les idées, ça me fait du bien.

- Où est votre colocataire ? Me demande-t-elle.
- Oh, elle est descendue dans le parc téléphoner. Elle ne devrait plus tarder.
- Bien... Votre bout de choux ne se fait pas remarquer en tous cas ! Cela change de la chambre à gauche de la votre ! Vous n'avez pas entendu trop de cohue ce matin ?
- Non du tout, de plus j'étais tellement fatigué que je m'endormais comme une souche après avoir donner le biberon à mon fils !


Elle émet un petit rire taquin et Anya se manifeste enfin. Elle salut l'infirmière et va s'assoir sur son lit. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvre à nouveau et une interne nous apporte notre repas du soir, ainsi que deux biberons pour moi, et trois pour Anya.

- Bonsoir ! Alors comment allez-vous ? Demande-t-elle jovialement.
- Bien ! Répondîmes en ch½ur.
- William, vous donnerez un biberon à Yuri vers dix heures quinze. Et le deuxième sera à lui donner vers deux heures du matin.
- Il ne doit pas en prendre trois ?
- Non, il prendra le troisième que demain à sept heures. Cela vous laissera du temps en plus pour vous reposer !
Rit-elle un peu.
- Anya, pour vous c'est comme la nuit précédente. Ce seront Kathleen et Shaïna qui s'occuperont de vous. Elles passeront vous voir William, au cas ou vous ne vous réveillez pas, ou que vous êtes beaucoup trop fatigué.
- D'accord.
- Bon appétit, à plus tard !
Fit la première infirmière, tandis que la deuxième nous adressa un grand sourire, et sortirent.

Je commence à manger calmement, je feuillette en même temps les magasines, et trouve enfin ce que je cherche.

- Anya ? Demandais-je doucement.
- Oui ?
- J'ai trouvé.
- Bien, alors notes tous les vêtements dont tu as besoins, je vais appeler ma s½ur.


Je prends le stylo sur ma « table de chevet » et entoure ce que je veux, ainsi que les tailles et les couleurs.

- Tu as beaucoup de vêtements Bill ?
- Oui, vraiment pourquoi ?
- Je vais te les prendre et les vendre à un magasin que je connais bien.
- Euh... Ok.
- Tu veux garder quelque chose ?
- Non.
- Ok. Tu as bien une gouvernante à ce que j'ai compris ?
- Oui, pourquoi ?
- Appelles-la en lui demandant de t'emmener le reste de tes vêtements.
- D'accord... Mais elle ne va pas trouver ça louche ?
Je demande inquiet.
- Tu trouveras un beau mensonge, je ne m'en fais pas pour ça. Assure-t-elle d'un clin d'oeil.

Pendant ce court échange, j'ai finis mes choix. Je décide d'appeler de suite Norah en lui expliquant que j'ai besoins de tous mes habits, et qu'elle ne doit surtout pas en parler à mes parents, car j'ai trouvé un appartement en ville et qu'ils ne sont pas au courant, et que j'ai un colocataire. Elle se montre compréhensive et m'assure de tout m'emmener le plus vite possible, soit, dans moins d'une demie heure. Je raccroche et c'est Anyta qui prend le relais au téléphone.

- Oui, c'est moi, tu passes ce soir ? ... A quelle heure ? Hum ok. Tu sais où est la boutique Yruma ? ... Parfait. Oui je te la- Vraiment ?! ... Super ! Tu peux le faire ce soir ? ... Je me débrouille pour ça t'inquiètes. On arrivera dans la soirée, téléphones à Josh, je veux faire la carte de Bill ainsi que son passeport. ... Oui il a tout fait, demain il aura finit. ... C'est génial. A toute ma belle, et merci !

Elle raccroche et je la regarde avec un petit sourire. Je commence mes petits poids carotte en l'écoutant.

- Ma s½ur, son mari et mon frère se sont occupés de tout. A trois cela va cents fois plus vite !
- D'accord...
Dis-je après avoir avaler ma bouchée. Merci pour tout.
- Ne me remercies pas, tu le feras quand on sera sur que tu n'es plus ici..
- Mmmuh... Mmuh !
- Ah, le morfal à faim !
S'exclame-t-elle en riant.

Je ris à mon tour et me tourne vers mon fils. Il est si beau.
Elle finit de nourrir Matis et commence elle aussi à manger. Quelques instants plus tard, quelqu'un frappe à la porte. Elle s'ouvre sur Norah suivie de Gérald, le major d'homme de la maison.

- Bonsoir monsieur William, je vous ai tout apporté comme demandé.
- Merci. Vous n'avez rien dit à ma mère ?
- Non, je n'ai qu'une parole. Cela va me faire drôle de ne point vous revoir chaque jour.
- Oh, je viendrais tous les week-ends vous savez. Merci Gérald pour l'avoir aidée.
- C'est moi Monsieur William.


Au moins une chose que je ne regretterais pas, leur façon de parler. C'est exaspérant d'être dans une famille de « Riches ». On vous inculque les « bonnes manières », on vous apprends à lire et compter alors que vous n'avez pas l'âge pour, on vous élève comme si les autres étaient des faibles... Sans aucun amour. Non vraiment, je ne vais pas les regretter.

- Nous devons y aller Monsieur. Avez-vous besoins de mes services ? Me demande Gérald.
- Non, vous pouvez disposer Gérald.
- Au revoir Monsieur William...
Me glisse Norah avant de sortir de la chambre.

Je ne réponds pas et tourne la tête vers Anya qui regarde les quatre valises d'un drôle d'air.

- Ben... Qu'est ce que tu as ?
- Ce sont juste tes vêtements ?!
- Bah... Oui, pourquoi ?
- Mais... Putain mais en faite t'es un vrai bourgeois !?


Je reste stoïque quelques secondes, avant de me mettre à rire. La pauvre est carrément choquée. Bizarrement, cette phrase qui aurait logiquement été un élément déclencheur d'une boude me fait rire, elle n'était pas dite sur un ton agressif, mais plutôt.. Mesquin.
Nous reprenons notre repas tranquillement, avec juste le bruit de la télé et de nos couverts en fond sonore.

[...]

Il est vingt et une heure, Anya et Juliette m'expliquent le programme de ce soir, et des deux jours à venir.

- Cette nuit, Juliette va chercher tes affaires après être allée vendre les habits là où je t'ai parlé. Ces deux magasins ferment à minuit. Ce qui est avantageux. J'ai juste un dernier truc à savoir, tu as un compte en banque ?
- Oui...
- Bien. Juliette appelles Jorg, je veux que l'argent de Bill soit...
- J'ai compris, j'arrange tout ça.
Répondit-elle.

Elle tape un numéro et va à la fenêtre. Je ne suis plus rien.

- Tu sais, j'ai pas toujours été très clean plus jeune... Mais là, je sais que ce que je faisais peut servir maintenant, et que c'est pour la bonne cause.
- Elle appelle qui.. ?
- Jorg, un vieil ami.


Elle parait si mélancolique ainsi.

- Tu...
- Jorg à été mon premier amour. C'est devenu par la suite un bon ami. J'avais quinze ans quand je l'ai connu. Je vivais avec ma mère, c'était une prostituée, et quand elle rentrait, elle se shootait à l'héroïne. A l'école, j'étais une assez bonne élève malgré tout ça. Ma mère n'était jamais présente pour moi, alors... Je ne l'ai jamais vraiment aimée. Je me souviens, un soir où j'avais fait le mur, j'étais allée dans un parc. Et c'est là qu'il était venu me parler. Il avait deux ans de plus que moi, et de fil en aiguille on est devenu amants. Rapidement j'ai commencée à faire de plus en plus de bêtises. Je n'étais plus tout à fait la même, l'amour rend aveugle on dit.. La honte rend la vue. Crois moi, j'étais bien sotte.. Bref. Un jour, il m'a appris à voler dans le porte feuille des gens au restaurant. Et j'étais tombée sur une somme conséquente. A l'époque c'était en francs, il y avait plus de deux milles balles dans ce foutu porte feuille. Je me doutais pas que grâce, ou à cause de ça, j'allais devenir par la suite la petite assistante du malfrat..


Elle continua à me raconter son histoire avec cet homme. Ils avaient l'air d'être fait l'un pour l'autre. Mais lui à tout gâché. Je suis triste pour elle, malgré qu'elle soit maintenant maman et mariée, je devine facilement qu'elle aurait préféré avoir tout ça avec lui. Mais c'est la vie, c'est comme ça. Elle en est venue à parler de comment elle avait appris à créer des comptes en banques, de nouvelles identités, de faux papiers qui paraissaient plus vrais que nature.. Et je comprenais peu à peu ce qu'allait faire ce Jorg pour moi. Ce qu'allait faire Anyta, Juliette et son frère pour moi. Je comprenais qu'ils allaient me créer une vie, une vie en Allemagne, une nouvelle identité, ainsi qu'a mon fils. Dès demain nous serions Bill Evan et Darren Ethan Trümper...
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#Posté le mercredi 18 novembre 2009 08:37

Modifié le mercredi 11 avril 2012 07:23

Kapitel Drei.

Kapitel Drei.

Tome Premier :

Chapitre Troisième :

« Organisation. (I) »
William - Yuri - Anya - Juliette - Jorg



Deux septembre 2009, sept heures du matin. Chambre 222.

Je me réveille tranquillement en sentant une main me secouer un peu. J'ouvre les yeux et vois que l'infirmière se tient devant moi souriant. Je me redresse à l'aide de la commande du lit, et me frotte les yeux. Je suis vraiment fatigué, cette nuit Yuri a vraiment voulu me rendre fou.

- Bonjour William, pas trop fatigué ?
- Si...
Marmonne-je.
- Elle rit. Aller, donnez son biberon à votre choupinou, dit-elle me le passant, je repasse dans une demie heure pour vous aider à faire votre toilette.
- Ok.
Je réponds simplement.

Elle s'en va et je regarde mon amour. Il à les yeux grands ouverts, et n'a pas l'air fatigué lui. Je souris bien qu'encore assez endormit, et il esquisse lui aussi un sourire. Je ris tout seul. Aller, il faut manger maintenant mon ange...

- Yuri s'il te plaît, ne me refais pas le même coup.

...Mon fils est un vrai diable !

[...]

Il est treize heures trente. Anya prépare son sac, et officieusement le mien. L'infirmière est avec moi, elle me parle d'un rendez-vous que ma mère à prit.

- Donc votre opération se passera en début de semaine prochaine.
- Mais j'pourrais plus... Je veux dire, je ne serais plus jamais...
- Enceinte ? Non. Vous ligaturer les trompes fera comme si vous étiez stérile, un homme normal en soit.
- Hum, je vois...
Ces mots résonnent dans ma tête. Un homme normal...
- Bon, je repasserais vers dix-huit heures, pour vous emmener vos biberons.
- Ok, merci.


Elle sort de la chambre et Anya se presse de me dire le programme de l'après midi.

- Ça va être assez hard, mais on peut y arriver. Il faut juste être très rapide, et surtout très prudents.
- J'espère que ça va marcher, vraiment, parce que... Je ne peux pas m'imaginer sans lui.
- Je comprends parfaitement ton humeur, et ce que tu ressens. Juliette viendra avec toi, et restera à tes cotés pendant une semaine. Le temps que tu apprennes à mieux parler l'allemand, que tu puisses te repérer dans ta ville, et pour trouver un médecin spécialisé qui pourra t'enlever tes fils, et suivre ton cas.
- Ok...
- Bill ?
- Hum ?
- N'aies pas peur, tout se passera bien, tu verras.
Me dit-elle doucement.
- Oui...

J'esquisse un sourire et rebaisse ensuite la tête, je suis dans mes pensées. Elle m'en sort très vite d'ailleurs.

- Au faite, dès ce soir, quand tu seras à l'aéroport de Berlin, tu iras vers une borne internet avec ton pc, Juliette te créera une adresse mail, et quand vous serez a Magdeburg, vous irez acheter un téléphone portable. Il faut absolument que tout ce qui appartient à William Johnson disparaisse.
- D'accord..
- Je sais que ce sera dure, tu as des amis ici, mais..

- Je la coupe. Non, tu te trompes... J'avais des amis oui, du moins je le croyais. En apprenant pour ma grossesse, ils m'ont tous mit peu à peu à l'écart. Alors franchement, ici, les seules personnes qui me manqueront seront mon père et toi.
- Tu ne m'as jamais parler de ton père. Bon en même temps, en deux jours c'est pas vraiment ce à quoi on pense en premier !
Reprit-elle en riant.
- Je ris. Il est divorcé de ma mère. Ça fait à peu près trois ans déjà. Lui m'a toujours soutenu, je suis son fils, et malgré ma particularité, il ne m'a jamais rejeté. Bon je dois avouer qu'il m'a mit une sacrée claque en apprenant que j'étais enceinte, mais il m'a expliqué que ce n'était qu'à cause de la non utilisation de préservatif. Il m'a crié que j'étais un idiot et un inconscient et m'a punit pendant une semaine de sortie.
- D'accord... Bill, je sais que ça va pas être facile, et que les premiers temps tu vas avoir la peur au ventre que quelqu'un te retrouve, mais... Tu es majeur maintenant, ta mère ne peut plus rien contre toi, si ce n'est de te retrouver, et de t'humilier.
- Rien que ça.
Je ris un peu pour détendre l'atmosphère.
- Elle rit aussi. Cette femme est une peste !
- Je suis d'accord.
- Pour ce qui est de ton père,
commence-t-elle, je te promets que nous trouverons un moyen pour que tu puisses en avoir des nouvelles.
- Merci Anya...
Dis-je ému au possible.

On se sourit et elle commence à préparer une valise avec des baskettes, des santiags, des chaussettes, des ceintures et quelques écharpes, mitaines et bonnets. Ce sont les affaires les plus petites que Juliette m'a emmené ce matin vers dix heures et demie. Il y aura deux autres valises et un sac de voyage pour le tout. Ils contiendront nos affaires à Darren et moi.
J'ai vraiment peur, déjà que tout cela rate, et que Juliette, Jorg, Josh et Anya aient des problèmes à cause de moi. Je demande à Anya de m'aider à me lever, il faut que je marche, ou je vais devenir fou.

- Bill arrêtes de stresser comme ça, s'il te plaît. Elle reste à coté de moi pour voir si je me tiens bien. Tout va bien aller, crois moi. Et même si ça ne va pas, on s'en fiche. Tu vas y arriver. Une fois sur le sol Allemand, je ne rentrerais plus en contact avec toi, ce serait con qu'on te retrouve pour un simple bonjour... Je m'arrête directement de marcher.
- Mais.. Je reprends ma petite marche doucement. Anya je ne comprends pas, t'es ma seule amie, personne ne m'a jamais aidé depuis ma grossesse, tu ne peux pas me lâcher !
- Bill, je ne te lâche pas, crois moi. Arrêtes de faire l'enfant d'accord ? Le moment que je jugerais le mieux sécurisé, je te ferais parvenir une lettre, ou un mail. Ok ? Mais avant ça, ne prends aucun risque. Si ici j'entends trop d'échos, je te ferais parvenir un billet d'avion. Et tu partiras de ce pays.
- C'est franchement trop compliquer pour moi..

- Elle rit. On dirait qu'on organise une cavale à la prison break !
- Han !
Je m'exclame. T'aime cette série ?
- Elle me regarde assez bizarrement.
- Non parce que.. J'adore cette série ! Wenthworth Miller est trop bandant ! [Complètement en accord avec Billou !] Je fixe le plafond en imaginant son visage. Han et puis l'autre crevard de chinois ! Lui franchement il était affreux, t'as vus son style vestimentaire ?!
- Elle éclate de rire. Bill, tu fantasmes sur lui ?
- Le chinois ?!
Fis-je d'une voix outrée.
- Mais non abruti, Mickael Scoffield !
- Oh ! Bah ouais faut croire !
Riais-je un peu.
- Tss. Bon, ça te dit qu'on mette un peu la télé ?
- Je ne dirais pas non en effet.


[...]

Il est quinze heures quinze, et nous sommes toujours devant la télé. L'infirmière est passée me donner les trois biberons jusqu'à ce soir dix neuf heures. On lui à demander si c'était possible de ne pas recevoir les autres infirmières ou médecins durant la journée, en raison d'une fausse fatigue, et un faux besoin de calme. Elle à accepter sans poser de questions, me disant qu'elle repasserait à dix huit heures pour m'apporter les biberons de la nuit.
Vers seize heures, Juliette doit venir pour me coiffer et me maquiller.

- Dis Anya ? Je demande.
- Hum ?
- Tu penses que je suis une bonne mère ?

- Elle me regarde étrangement en fronçant les sourcils. Pourquoi me poses-tu la question ? Tu en doutes ?
- Non... Enfin, je ne sais pas..
- Bill, tu t'occupes parfaitement bien de Darren, il est propre, mange bien..

- Je la coupe, ouais sauf quand il fait sa tête de mule !
- Au-delà de ça, il dort bien, en pleine nuit tu te réveilles pour le changer même si il n'a fait que pipi, alors que d'autres attendraient le matin, et de plus, tu l'aimes, et ce que tu fais pour lui, est une preuve irrévocable de tout cela. Cesses de te poser toutes ces questions d'accord ?
- Ok. Merci...
- Ne me remercies pas, c'est la pure réalité.


Quelqu'un frappe à la porte.

- Entrez ! S'exclame Anya.
La porte s'ouvre sur Juliette et un homme d'une trentaine d'années.

- Jorg !
- Anya... Comment vas-tu ?
- Bien.
Ils se font la bise, pendant que je fais de même avec Juliette. Et toi ?
- Ça va. Tu dois être Bill ?
Reprend-il à mon intention.
- J'affirme timidement.
- Enchanté, dit-il me tendant la main que je serre.
- De même.
- Bien alors Bill, tous tes papiers sont prêts, mais je t'en parlerais pendant que Juliette te coiffera.
- Ok.


Juliette m'aide à me lever et nous allons dans la salle d'eau. Elle me fait assoir sur un tabouret en cuir, n'oubliant pas de mettre ma bouée.
(La bouée est en forme de couronne, et est faite pour les personnes ayant accouchées par voie naturelle, et s'étant fait recoudre. C'est pour leur éviter d'avoir mal en s'asseyant, et que les fils sautent, provoquant une réouverture de la plaie.) Elle ferme la porte et ouvre ses mallettes.

- Alors Bill, quelle coupe on fait ? demande-t-elle sortant des ciseaux, une brosse, un peigne et un spray remplit d'eau.
- Tu peux me faire des rajouts ?
- Hum..
fit-elle mine de réfléchir. Attends.

Elle regarde mes cheveux, surtout les racines, passe sa main dedans.

- Oui. Tu veux faire une couleur, ou on fait un balayage pour avoir ta couleur naturelle ?
- Non, je veux avoir les cheveux noirs corbeau.
- Wow.
Elle sourit. Ça va te changer de tes mèches rouges. Il faudra te refaire la couleur environs tous les deux mois. Surtout si tes cheveux ont tendance à très vite repousser. Le noir corbeau tient bien, mais il dégorge beaucoup aussi. C'est une couleur qui malgré sa tenue, est intense.
- D'accord.
- Bon et bien, je vais te laver les cheveux déjà,
dit-elle sortant un liquide bleu qu'elle pose sur le plan de travail, puis je te couperais ta mèche, et épointerais le reste. Ensuite on fera les poses de rajouts.
- Il y en aura pour longtemps ?
- Fais-moi confiance, je suis la meilleure dans ce domaine. En une heure ce sera fait. Je masque le miroir, ou tu veux regarder ?
- Non, masque-le. Je suis sûr que tu vas faire ce que j'attends.
- Bah... J'pense te faire une coupe en phase avec ton style vestimentaire donc...
- Fais.
Conclue-je simplement en lui souriant.

Elle commence à m'étaler le spray sur les cheveux après m'avoir couvert par une serviette et une « robe de moines » comme elle dit. Elle applique son produit bleu, masse bien mon cuir chevelu et rince avec le pommeau de douche. Elle sèche un peu mes cheveux et prend son ciseau et sa brosse. Elle commence par couper ma mèche. Je vois les sept centimètres tombés uns à uns. Ça me fait un pincement au c½ur je dois l'avoué, quatre ans que je l'avais cette mèche. Une fois sa tâche finie, elle m'épointe le reste des cheveux. Quand elle termine cela, elle retourne à sa mallette prendre un pot remplit d'un liquide marron trouble, un petit pinceau et une dizaine de sachets avec ce que je distingue être des cheveux.

- Je commence par te poser les rajouts du dessous. Je monterais progressivement ok ?
- D'accord. Je.. Enfin ça ne fait pas mal ?
- Non. Ce liquide,
dit-elle débouchant le capuchon et plantant le pinceau dedans, est une sorte de colle. Elle prend le premier sachet et l'ouvre, ainsi que les autres. Quand j'aurais fixé une mèche sur une des tiennes, je mettrais à la jonction un bon point de colle que je chaufferais ensuite pendant cinq secondes avec un fer spécial. Elle place tout comme il faut et branche son fer. Ça n'abimera pas tes cheveux et ne te brûlera rassures toi.
- Mh..


Elle commence à coller ses mèches. Je sens parfois la chaleur de son fer, mais elle ne me brule pas.
Pendant qu'elle effectue tout ça, Jorg rentre dans la salle de bain.

- Ah... Déjà comme cela ça change pas mal et ce n'est pas finit. Dit-il nous souriant. T'as bien avancé Ju' !
- J'suis la meilleure... Cherchez pas !
S'exclame-t-elle riant de sa modestie.

Nous la rejoignons dans son hilarité puis Jorg m'informe qu'il à fait virer tout ce que j'avais sur mon compte en banque sur un compte basé aux Maldives. Sur le compte allemand de Bill Trümper, se trouvent quatre milles euros. Le reste, basé aux Maldives, me servira en cas d'urgence, si je dois à nouveau quitter le pays, ou alors si il n'y à aucuns problèmes, pour mon fils, et que l'on puisse vivre à notre aise. Pour le moment il vaut mieux ne pas y toucher.
Il me montre plein de papiers prouvant tous ma nouvelle identité. Il ne manque que les photos. Il y à ma carte d'identité, mon passeport, un livret de famille ou nous sommes inscrits Darren et moi, son carnet de santé, le mien qui à eu seulement le nom de falsifié ainsi que mon acte de naissance, mes papiers bancaires, ma carte de retrait..
Dites, j'vous parle, j'vous parle et je ne vois pas le temps passer ! Juliette a finie les poses de rajouts. Elle passe un produit dans mes cheveux et les masses ensemble, puis me les peignent, et commence à les teindre couleur corbeau.

[...]

Il est seize heures cinquante cinq et Juliette me maquille. Mes cheveux sont entourés de papier aluminium pour laisser reposer la teinture. Cette fille est super rapide, c'est incroyable. Jorg rentre à nouveau dans la salle lui demandant dans combien de temps il peut faire les photos.

- Dans une quinzaine de minutes. Je lui rince les cheveux, lui les lisses, et le tour est joué.
- Ok.


Je la regarde en souriant, elle me rend ce sourire. Cette fille est géniale, et je suis sur que le résultat va plus que me plaire. Je vois qu'elle à mit beaucoup de maquillage, ça va me changé malgré tout, je ne me maquillais seulement que d'un peu de crayon noir. Moi qui disais il y à deux jours que je me considérais comme la mère de Darren, j'en prends doucement l'apparence. L'hermaphrodisme influe peut-être sur le style que j'arbore. Je n'sais pas. Et je ne veux pas savoir. Le fait est que j'aime le style androgyne un peu gothique. Et je sais que Juliette aura fait un magnifique boulot.

[...]

Il est à présent dix-sept heures trente, et je viens de finir les photos. Jorg les imprimes puis les inserts dans une machine ou il passe ma carte d'identité dans une autre fente. Nous devons attendre cinq bonnes minutes et j'aurais enfin ma carte d'identité a mon nom. Juliette s'occupe de cacher mes cheveux dans un bonnet à dreads pour être sure que personne ne remarque mes rajouts, pendant que je me démaquille les yeux, et enlève mes bijoux, que je mets dans ma poche. Anya s'occupe de coller les photos de Darren et les miennes sur le livret de famille, et les passeports. Ensuite elle revient pour me mettre ma blouse d'hôpital. Personne ne pourrait remarquer ce que l'on à fait durant cette après midi.
Jorg ressort ma carte de la machine, et repli tout son outillage. Il me salue, et prend les dernières affaires personnelles se trouvant dans la salle d'eau avec l'aide de Juliette, puis ils partent avant que l'infirmière n'arrive. Il ne faudrait pas qu'elle comprenne que l'on à eu de la visite dans la chambre alors que l'on avait stipulé que l'on ne voulait voir personne.

Quelques minutes après qu'ils soient partis, l'infirmière rentre dans la chambre. Il est dix-huit heures quinze, elle nous emmène mon repas et les biberons que Darren devra prendre ce soir et cette nuit. D'ailleurs, je dois lui en donner un maintenant.

- Vous allez vous retrouver seul maintenant William..
- Oh, ce n'est pas bien grave, et puis je rentre bientôt chez moi !
Mentis-je avec grand sourire.

Elle continua de nous parler un peu avant de sortir. Je ne touchais pas à mon assiette, préférant nourrir Darren. Anya voyant l'heure, me notifia qu'elle allait m'attendre dans la voiture, et qu'après que l'infirmière soit revenue prendre mon plateau, je devais sortir avec mon bout de choux très rapidement, ce qui implique un maquillage express, mais très prononcé.
Elle me claque un bisou sur la joue et part, me laissant seul avec mon fils. Il mange relativement vite, mais les infirmières me disent de ne pas s'en préoccupé, qu'il se développera surement plus vite que d'autres enfants, et que ça doit être héréditaire. Il tien peut-être de moi pour ça, sachant que j'ai toujours été en avance sur mon âge, scolairement parlant. Grâce ou à cause de mes parents, comme bon vous semble après tout. Il est si calme... Je pensais que ce serait plus dur que cela tout de même...

« Toc toc. »

- Oui ?
- William, vous n'avez rien mangé ?!
- Non, en faite, j'ai manger un gâteau fait par la maman d'Anya tout à l'heure, alors..
- Bon...
Elle prend le plateau et se dirige vers la porte. Je laisse passer pour cette fois-ci, mais demain aucun repas sauté !
- Promis !
M'exclamais-je levant les mains en l'air.

Elle rit, et à peine avait-elle fermée la porte, que je faisais faire son rot à mon fils qui avait justement finit son biberon. Une fois fait, je l'habille d'une doudoune noire, avec gants intégrés, lui mettais un chapeau et l'attachais dans la coquille. Je le recouvrais en plus d'une couverture. Je vais à la salle de bain prendre le sac à langer et y insère les trois biberons restant. Je me maquille ensuite généreusement et remets mes bijoux. J'enlève mon bonnet que je mets dans mon sac à main avec tous mes nouveaux papiers et me coiffe les cheveux me dessinant un visage d'autant plus efféminé. Je retourne dans la chambre, vérifie que je n'ai rien oublié et sors le plus rapidement possible d'ici malgré mon état. Je repère vite la voiture d'Anya sur le parking et y pénètre précipitamment. Nous partons avec hâte pour l'aéroport de Lille, j'ai un avion qui décolle dans une heure et demie...
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#Posté le lundi 11 janvier 2010 07:49

Modifié le mercredi 11 avril 2012 07:29

Kapitel Vier.

Kapitel Vier.

Tome Premier :

Chapitre Quatrième :

« Organisation. (II) »
Bill - Darren - Anya - Jorg - Juliette



Deux septembre 2009, vingt heures trente. Voiture de Jorg.

Le trajet se passe sans encombre, Jorg roule vite mais prudemment. Juliette vérifie qu'elle a bien tout avec elle, soit nos billets d'avion, la réservation du taxi, et celle de l'hôtel.
Il est dix-neuf heures trente-cinq et nous sommes arrivés à l'aéroport. On se dépêche d'enregistrer nos bagages, tache que je laisse à Juliette et m'occupe de dire au revoir à Anyta. Je laisse échapper une larme mais me ressaisis à l'entente de l'annonce vocale.

« Les passagers du vol AF487 en partance de Lille pour Berlin sont priés de se rendre à la porte 3 d'embarquement. »

- Bon... Commence Anyta. Bonne chance Bill, prenez soins de vous d'accord ?
- Promis...
Je lui souris. Faites attention à vous aussi... Et tiens-moi au courant s'il te plait...
- Dès que je pourrais, sans fautes. Aller, dépêches-toi maintenant.


Je me jette dans ses bras, la serrant fort contre moi puis je relâche l'étreinte et serre la main de Jorg, le remerciant pour ce qu'il a fait. Je prends ensuite le sac à langer et la coque de Darren, puis l'on se dirige vers l'hôtesse qui prend nos cartons d'embarquement nous souhaitant un agréable voyage. Je suis Juliette, je n'ai jamais pris l'avion et n'étant pas très doué, je risque de me perdre. Nous prenons place, je suis coté hublot, Darren à ma gauche, et Juliette à la sienne. Le tintement sonore indique que l'on doit attacher nos ceintures. J'accroche d'abord la coque de Darren comme il faut et me remet mieux à ma place. Juliette pose le sac à langer dans le compartiment au dessus de nos têtes et se rassoie pour s'attacher. Je fais de même après avoir posé mon sac à main à mes pieds. Le commandant de bord nous informe de la température, la durée du vol qui sera d'une heure quinze, et nous souhaite un agréable voyage. Quelques instants plus tard, notre avion décolle. Les gaz me collent à mon siège pendant une quinzaine de secondes. Je regarde Darren, qui dort à poings fermés. Il sourit légèrement, il doit être content lui aussi de partir, du moins je me plais à penser que c'est cela qui illumine son doux visage. J'avoue un peu que si je lui lance des fleurs, je m'en lance aussi indirectement. Je rigole à cette médiocre blague. Je tourne mon regard vers le hublot. J'y regarde le paysage qui défile, enfin... Je m'exprime mal. Je vois plus des nuages qu'autre chose. La nuit est bien tombée maintenant. J'ai hâte d'atterrir. Juliette m'a informé qu'on avait un taxi qui nous emmènerait directement à notre hôtel, et qu'une fois arriver, nous commanderons à manger au room service. Je prends un magasine dans la poche du siège me précédant, et commence à le feuilleter. Juliette à mit ses lunettes en mousse pour dormir un peu. C'est relativement calme, ça fait du bien. Malgré tout, j'ai peur. Je m'imagine les pires scénarios ; Que la police nous attende à Berlin, qu'on m'arrache Darren, que quelqu'un fasse du mal à Anyta pour son aide... Je secoue la tête chassant ces mauvaises pensées et me concentre à nouveau sur mon livre. Il parle de tout, mais surtout de rien ! Enfin, rien qui ne puisse m'intéresser. Je le referme en soupirant, quand une hôtesse arrive à notre rangée.

- Monsieur, voulez-vous boire ?
- Vous faites les chocolats au lait ?
- Oui Monsieur.
- Alors j'en veux bien un...
- Très bien.


Elle repart d'où elle est venue et j'imagine va passer ma commande. Elle revient quelques minutes plus tard et malgré la température ambiante de l'avion, je suis content d'avoir ce chocolat entre les mains. Darren me fait part de sa présence après avoir magnifiquement jeter sa tétine sur ses pieds. Je me penche sur lui et caresse sa joue rosie doucement. Il me regarde de ses grands yeux verts-bleus. Je prends le bavoir et lui essuies la bouche, puis je porte sa tétine à la mienne pour la lui nettoyer et lui redonner. Je touche son nez tout en buvant mon chocolat. J'ai une soudaine envie d'aller aux toilettes. Je me lève précautionneusement, en grimaçant à cause de la douleur toujours présente dans mon intimité. Je prends ensuite le chemain des toilettes pour enfin, soulager ma vessie. Je retourne à ma place quelques minutes plus tard, après m'être lavé les mains. Je sors de mon sac à main un gel à base d'alcool avec lequel je lave mes mains, histoire de ne pas transmettre on ne sait quelle saloperie à mon petit ange. Juliette me sourit après avoir enlevé ses lunettes et on commence à papoter tranquillement. Elle essaye de me changer les idées, mais je vois bien que ça la perturbe elle aussi.

- Tiens au fait, commence-t-elle, on aura une surprise pour toi ! Enfin non, deux plutôt... Sourit-elle mystérieusement.
- C'est quoi ??! M'exclamais-je un peu trop fort.
- Moins de bruit ! Coupa une dame âgée.
- Pardon... Fis-je d'un air surement penaud.
- Elle rigole. Ah ça, tu verras toi-même. Petite question hors sujet, tu as le permis ?
- Non... J'ai passé mon code, dans un mois je devais passer le permis, j'avais effectué mes vingt-huit heures de conduite.
- Oh je vois... Moi je n'ai toujours pas mon permis, à vingt-cinq ans, ça commence à faire !
Rit-elle.
- Tu n'as pas réussis à l'avoir ?
- Non ce n'est pas ça, je n'avais simplement pas envie de le passer. Je regrette pas, puis j'ai le permis moto tu sais...
- Oh... J'avais une moto moi aussi, enfin c'était une 50cc.
- Hum, avec le Brevet de Sécuritré Routière ?
- Oui. J'aimais bien, mais une voiture c'est quand même plus confortable !
Je ris.
- Je confirme !

[...]

« Tudu. »

La petite lumière s'allume nous intimant de remettre nos ceintures. L'hôtesse prend ensuite la parole.

- Nous nous préparons à l'atterrissage. Veuillez rabattre vos plateaux, et attacher vos ceintures. Nous espérons que vous avez passé un agréable voyage en vous remerciant d'avoir choisit notre compagnie.

Nous exécutons les ordres, puis nous nous remettons à blablater tranquillement. Alors que Darren s'est rendormit, Juliette me demande comment s'appelait son père. Je lui réponds simplement Allan, mais qu'il n'a jamais voulu croire que l'enfant était de lui.

[...]

Dix minutes plus tard, nous sommes sur la terre ferme. Nous attendons encore cinq bonnes minutes de pouvoir sortir de cet oiseau d'acier. Juliette m'aide en prenant le sac à langer de Darren. On se dirige vers une borne wifi avec l'ordinateur portable que Juliette à acheter avec mon argent hier soir et nous l'allumons. Elle me dit d'aller sur Windows Live Messenger ® et de me créer une adresse mail, pendant qu'elle va chercher nos bagages. Je m'assoie sur le tabouret posant Darren sur la table à coté sur pc, et pianote sur l'appareil. Quelques minutes plus tard, elle revient, me demandant de lui passer l'ordinateur. Je regarde Darren qui à ouvert les yeux, un peu apeuré par toute cette agitation.

- Bon Bill, quelle adresse ?
- Bah.. j'en sais rien moi..
- Ton ancienne était quoi ?
- Willou-Jonhson@live.fr
- Ok... T'as bien un style de musique préféré, une chanson préférée, un groupe...
- Bah j'aime le rock.
- Que penses-tu de Billie-Rock ?
- Trop simple... Hum, j'ai trouvé. X-Bill-Rock-Darren-X !
- Arrobas mail, live, ou hotmail?
- Hotmail...
- Hum. Bon, en identité on va mettre n'importe quoi, pour le nom de famille, ton adresse, ton pays... tu vois ?
- Pas de problèmes.
- Prénom ?
- Brian.
- Nom ?
- Molko...

- Elle me coupe, Hey, mais c'est pas un chanteur ?!
- Si !
je ris un peu. Un de mes chanteurs préférés.
- Hum ok, âge ?
- Dix-huit.
- Ville ?
- ...Tokyo !
- Elle rit. Adresse, on en à pas, bon... Voila ! Je vais prendre ton adresse et quand je rentrerais, je la donnerais à ma s½ur comme ça on pourra se parler, une fois que cette histoire ne fera plus de bruit.
J'acquiesce d'un signe de tête.
- Bon aller, dit-elle se levant. On éteint tout et on y va. Le taxi doit nous attendre.
- Bah, je te suis...


[...]

Le taxi nous a déposés, nous sommes dans le salon de notre chambre. Deux lits séparés, une salle de bain, des toilettes, pas de cuisine... Ce n'est pas grand, ni luxueux, mais il fait bon, et c'est mieux que rien ; nous avons un toit. Nous laissons les valises en vrac dans l'entrée et je me précipite sur la coque de Darren. Je le détache et le prends dans mas bras. Juliette à comprit que je voulais être un peu seul avec lui et sort, m'intimant qu'elle va commander notre repas au room service.
Je vais sur le lit, et le regarde. Il observe tout ce qui l'entour. Il se colle plus à moi, surement inconsciemment et je le pose sur le lit. Je vais vite prendre le sac à langer, je dois le changer, et le mettre en pyjama. Je prends les lingettes, une couche, et de la pommade. Je commence ma petite tâche et rigole quand il se met à pousser de petits gazouillements. Je me mets soudainement, sans même le contrôler, à pleurer. Je prends peu à peu conscience de tout ce qui s'est passé en deux jours, et je me rends compte que c'est enfin finit. On à réussit, je ne serais jamais séparé de mon fils, on sera heureux, et c'est grâce à Anyta.
Je sens une odeur chaude et deux bras m'encercler les épaules. Je pleure plus fort sous le regard de Darren qui ne comprend pas ce qu'il entend, et Juliette me console comme elle peu. Mes larmes se tarissent et mes sanglots se font plus rares. Elle me sourit doucement, essuyant mes joues mouillées par mes flots de larmes.

- Hey... Ça va mieux ? Commence-t-elle.
- Oui... Je... j'avais besoins de...
- Relâcher la pression... ?
- Hum...
J'acquiesce.
- C'est normal, aller... Finis de changer le petit loup, je vais allumer la télévision, et on pourra commencer dès ce soir à apprendre la langue de Goethe.
- Hum...

- Elle rit. Cache ta joie !
- J'ai faim !
Geignis-je.
- Elle éclate de rire devant ma tête pitoyable. Couches Darren et ensuite on mange !

Je me dépêche donc de nettoyer mon fils, puis lui met sa couche et finis par lui mettre son pyjama blanc. Je vais le poser ensuite au milieu de mon lit. Je branche une petite veilleuse au dessus de sa tête, et éteins la lumière après l'avoir couvert et donner sa tétine... Puis je vais au salon.
Juliette pose les assiettes sur la table basse et on commence à manger en regardant une chaine d'information. Ils parlent d'un aquarium qui aurait fait l'acquisition d'un requin blanc.

- Tiens, fit-elle après avoir avalé sa bouchée, tu pourrais y aller la semaine prochaine, ça te ferais un entrainement pour ton allemand, et en plus, ça a l'air vraiment sympa !
- Hum peut être... Tu as fais combien d'années d'Allemand ?
- A peu près, huit ans.
- Ah ouais quand même...
- Ahm, si ça peut te rassurer, j'ai pris avec moi mes cahiers de collège, lycée et fac.
- J'veux bien oui, parce que je ne m'en sortirais jamais autrement !
- Mais non ne dis pas de sottises, ce n'est pas si dur que ça en à l'air tu sais !
- La seule phrase que je sais dire, c'est « Ich libeu dich. » !

- Elle émet un petit rire. Hum... Elle essuie sa bouche avec la serviette. Niveau prononciation ce n'est pas trop mal, mais évites le « beu » à la fin du mot « Liebe ». Il faut que ça soit fluide. Même si un allemand comprendra forcément cette phrase. Il y à pas mal de jeunes français, surtout des lycéens et des jeunes diplômés, qui pour se récompensés de leur réussite à leur examens, se payent un petit voyage en Allemagne. Ça à été mon cas à moi aussi.
- Tu as fais quelles études ?
Demandais-je avant d'enfourner une nouvelle fourchetée de pâtes.
- Et bien j'ai passé un Bac Littéraire, et je suis ensuite partie dans une Fac de Lettres. J'ai obtenue un Master. Et toi, tu faisais quoi comme études ?
- Bah je prenais des cours privés. Depuis que je sais au moins dire « papa » et « maman », ils ont commencés, même si mon père était un peu réticent, à me donner des professeurs privés. A trois ans je savais déjà compter jusqu'à cent, je savais même un peu les notions d'addition et de soustraction. Un enfant normal, n'apprendrais ça qu'à l'âge de cinq-six ans. Ensuite ma mère a absolument voulue que je me spécialise dans l'art. J'avais sept ans quand elle m'a trouvé un professeur de dessins. Deux mois plus tard, j'avais envie de faire de la musique. Elle a commencée à tout gérer à ce moment là. J'ai appris le violon. Ensuite le violoncelle, et le piano. Sur les trois, j'ai toujours préféré le piano. Par semaine, les trois instruments confondus, j'avais plus de vingt heures de pratique. L'art m'en prenait sept. Ça a continué comme ça, jusqu'à vers mes quatorze ans, où je lui ai fais comprendre que je n'en pouvais plus, que j'en avais marre, que je n'aimais pas ce qu'elle faisait de ma vie. Alors après moults heures de hurlements, elle a capitulée, et a acceptée d'arrêter mes cours de violoncelle et de violon. J'ai ensuite commencé à chanter, elle voulait me reprendre un prof, et je lui ai hurlé à la figure que si j'avais arrêté les deux autres cours, ce n'était pas pour en prendre d'autres à la place. J'ai stoppé les cours de dessins à mes quinze ans, et ai passé mon Bac Littéraire avec une option musique à 17 ans. Je ne voyais plus que le piano, et le chant. Mais je dessinais toujours, et ça continuais jusqu'à il y a neuf mois.
- Au moment de ta grossesse...
- Oui. Quand elle l'a apprit, elle a fait vendre mon piano, a jetée mes dessins, mes instruments de dessins, tout. Elle m'a enlevée ce qui me faisait plaisir.
- C'est vraiment con.
- Je ne te contredirais pas...
- Bill,
elle pose sa main sur mon épaule. Tout ça c'est finit maintenant d'accord ?

J'hochais la tête pour toute réponse, et nous nous levions pour débarrasser notre table. On fit ensuite notre vaisselle, puis nous allions nous réinstaller sur le canapé, devant la télé.

- Bon, commençons ok ? Fit-elle ouvrant un premier cahier.
- C'est difficile ?
- Mais non. Bien. Tu vas répéter après moi.
- Ok.
- Hallo, wie sie get's ?
- Allo, vie scie gets ?
- Hum faut reprendre. Hallo.
- Allo.
- Non, écoutes bien. Hallo. Il y à un « h », il faut l'entendre. C'est comme pour l'anglais « Hello ».
- Hallo.
- Gut !
- Euh... Que je goute quoi ?

- Elle éclate de rire. Non, je ne disais pas « goutes » dans le sens de manger, mais en allemand, pour dire bien, on dit « Gut ».
- Je rougis un peu. Oh ok...
- Aller. Je vais t'apprendre les pronoms personnels. Tu es prêt ?
- Je crois oui.


Qui aurait crut un jour, que moi, Bill Trümper aurait passé toute une nuit à apprendre de l'allemand ? Personne je crois, et surement pas moi... En même temps, qui aurait pu croire à ma particularité ?
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#Posté le lundi 22 février 2010 05:13

Modifié le dimanche 15 avril 2012 04:51

Kapitel Fünf.

Kapitel Fünf.

Tome Premier :

Chapitre Cinquième :

« Goethe. Transformation. »
Bill - Darren - Juliette - Georg - Tina



Deux septembre 2009, quatorze heures. Hôtel "Die Traumer".

Voila trois jours maintenant que nous sommes arrivés en Allemagne. Mon apprentissage de la langue de Goethe se passe assez bien, j'avoue avoir des difficultés pour les mots longs, mais je maitrise bien. En fait, je ne fais que ça de mes journées. J'alterne entre faire prendre le bain à Darren, une récitation de leçon, changer sa couche, une dictée, le faire manger, parler oralement, lui faire son rot, lire un texte... Je vous l'ai dis, je ne fais que de l'allemand. Juliette est une très bonne prof de plus !
Aujourd'hui, j'ai décidé de me faire un petit plaisir. J'avais déjà un tatouage à l'aine, et un piercing à la langue. J'ai décidé de m'en refaire. Ça marquera le changement effectué, et ma nouvelle vie.

- Bill, dépêches-toi, le tatoueur te prend dans quinze minutes !
- J'arrive !
Beuglais-je depuis la salle de bain.

Je sors de la salle d'eau et vais mettre mes chaussures. Je prends mon sac après avoir mis ma veste, et prends la coque de Darren dans ma main gauche. Juliette ferme la porte à clé et nous sortons, direction le tatoueur.
Il n'est qu'a deux minutes de marche de notre hôtel. C'est pratique. En arrivant, je constate qu'une femme tatoue un jeune homme, qui je dirais doit avoir le même âge que moi. C'est un garçon brun, tressé. La jeune femme se trouvant au comptoir se présente à nous, après que nous ayons dis bonjour.

- Vous êtes Bill ?
- Oui.
Répondis-je.
- Bien, Georg se prépare. Elle remarque Darren. Oh, il est magnifique ! C'est votre frère ?
- Non, mon fils.
-
Elle sourit encore plus. Vous avez fait un magnifique boulot alors ! Vous êtes la maman ? Demande-t-elle avec hâte à Juliette, qui ne peut même pas répondre que la femme reprend : Je suis désolée, mais il ressemble traits pour traits à son père, sans vouloir vous vexer !

Nous lui faisons un grand sourire. Autant qu'elle croit cela. Puis je suis là pour me faire tatouer. Un grand baraqué arrive. C'est le tatoueur.

- Salut, ça va ? Me demande-t-il tendant la main.
- Impeccable, et vous ? Je la lui serre.
- Oh, moi, tout va bien. C'est plus pour toi que j'ai peur ! Mais tutoies-moi ! Il rit un peu. Allez venez, on passe à coté. Tina, la femme relève la tête, je ne suis dispo pour personne, pas même Andréas. Là j'en ai pour facilement quatre heures.
- Ça marche Géo !

- Il s'adresse à moi. Tu veux tatouer le gosse aussi ? Questionne-t-il souriant.
- Oh lui, il attendra d'être beaucoup plus vieux !
- Il rit. Allez installe-toi.

Je m'assois sur le fauteuil, et passe Darren aux bras de Juliette. Elle s'installe à coté de moi sur un fauteuil elle aussi et me sourit.

- Ce tatoueur est juste le meilleur ici. Tu verras, le résultat sera magnifique.
- Je n'en doute pas.


Georg revient et me montre ce qu'il à fait, avec ce que je lui ai dis. Son dessin est parfait, c'est exactement ce que je voulais.

- Bon, beaucoup d'arabesques, mais je trouve ça sympa. Ça te va, on part sur ça ?
- Oui bien sur que ça me va ! Il est parfait.
- Alala. Je suis fort quand même !
Fit-il bombant le torse.
- Et modeste en plus, remarque Juliette.
- L'homme parfait en soit ! Continu-t-il.

Nous rions à cette grande modestie, puis je lui montre le second tatouage, que j'ai moi-même dessiné.

- Ah, le voila ton fameux dessin. Hum... Il le regarde sous différents angles. Je peux le faire. Tu le veux où ?
- En bas du dos.
- Bon... Tu penses pourvoir supporter la sensation de chaud et de tiraillement sur ton bras et sur ton dos ?
- Oui. Je risque d'avoir mal au bras plus que pour le tatouage que j'ai à l'aine, mais je veux les faire. J'en ai besoins.
- Ok. Pour les piercings, ce sera ma collègue.
- Ça me va.
- Alors c'est parti. Enlèves ton t-shirt, je commence par le dos. Bois un coup, manges un biscuit, je reviens d'ici cinq minutes, le temps que je calque ton dessin.
- Ok.


Il nous laisse seuls quelques instants, et je fais ce qu'il m'a conseillé.

- T'es quand même assez taré comme mec ! Remarque Juliette.
- Bah... Je bois une lampée. Pourquoi tu dis ça ?
- Attends, tu fais deux tatouages, et tu fais trois piercings ! Plus ceux aux oreilles. T'as intérêt à prendre la dose d'efferalgan avant de dormir ce soir !
- Oh ne t'en fais pas pour ça.
- Mouais. Je reste tout de même septique.
- Je te dis de ne pas t'en faire, je sais exactement ce que je fais.
Je mange un biscuit. Puis ce sont des choses qui me trottent dans la tête depuis quelques années déjà.
- Fais comme tu le sens...

- Georg revient. Bon aller, cales toi contre le banc en cuir, restes bien droit.
- Mh.
Acquiesçais-je.
- Il me parle pour me changer les idées. Alors comme ça, tu es jeune père à ce que Juliette m'a dit ?
- Oui, il n'a que quelques jours.
- Il est vraiment beau comme gamin. T'es de quelle nationalité ?
- Je suis français.
- Et pourquoi t'es venus en Allemagne ? Il fait plus beau en France pourtant !
- J'avais besoins de changer d'air...
- Ok. T'es père célibataire ?
- Oui, j'ai... Eu des complications avec la mère.
- C'est chaud. Moi je ne serais pas capable d'élever un enfant seul ! Déjà devoir m'occuper de mes petits cousins me soule vite au bout d'une heure, alors imagine mon propre fils...
- Il faut avoir la patience c'est tout, et puis aimer les enfants.
- En tout cas il à l'air soucieux de ce que je suis en train de te faire !
Rit-il doucement.

Je penche ma tête sur le coté, et vois Darren fixant drôlement mon dos. Ce qui m'étonne sachant qu'un enfant de quelques semaines ne voit que de simples lumières. La vision ne devient nette qu'à partir d'un bon mois et demi. Juliette sourit elle aussi et lui caresse la joue.

- Et tu restes ici pour combien de temps ?! Redemande-t-il.
- Oh, je ne sais pas, je pense rester un très long moment.
- Ok. Et toi la miss ?
Reprend-t-il s'adressant à Juliette.
- Oh, je suis une amie, je repars dans quatre jours.
- Ah ouais je vois. Bah du coup, vous ne connaissez personne ici en faite ?
- Non.
Répondîmes-à l'unisson.
- Vous êtes à l'hôtel ?
- Oui, à l'hôtel « Die Traumer ».
- Ah oui, ce n'est pas du luxe. Mais bon pour un début c'est toujours ça.
- Oui, puis je ne vais pas faire le difficile, au moins j'ai un toit.
- Mh si tu cherches par la suite un appart', mon père est agent immobilier.
- Oui, bah je te dirais ça par la suite, merci en tout cas !
- Me remercie pas mec. T'as une bonne tête, et ton gosse est trop mignon.

- Je ris. Dis-moi, tu penses que mon piercing au pectoraux peut s'infecter ?
- Oh, tu peux faire un rejet, mais si t'as une bonne hygiène de vie ça passe tout seul normalement. Bon après ça dépend de ton corps tu sais.
- Ouais.


Il continue son travail minutieusement, tandis que nous continuons à parler de tout et de rien. J'apprendrais par la suite que sa passion numéro une est la musique et que son meilleur ami est batteur, et lui bassiste. On trouve rapidement une bonne entente sur un genre principal, le rock. Quand il finit, un chien vient se poser à mes pieds. Je me baisse et le caresse un peu, alors que Juliette prend une photo.

[...]

Il est dix huit heures trente quand nous rentrons enfin à l'hôtel. Juliette file donner le bain à Darren tandis que je dois encore une fois apprendre plus en profondeur la langue de Goethe. Mon bras me tiraille un peu, mais ça va encore. Dans le dos je ne ressens rien, ainsi que pour mon piercing à l'arcade sourcilière et aux oreilles. Celui au téton me pique un peu, mais Georg m'a dit que c'est normal, après tout ce n'est pas un endroit conçu pour y mettre un piercing. Je retire mon t-shirt et reste torse nu. La sensation de l'air frais me fait du bien. Il faut le dire, j'ai mal au crane et ai le corps bouillant. Je vais alors me servir un verre d'eau avec un efferalgan, puis me replonge dans mes leçons. Juliette réapparaît avec Darren, enveloppé d'un pyjama vert clair. Elle va le posé sur la couverture que l'on a mise par terre. Elle lui donne ensuite sa tétine et part faire quelque chose à manger. On ne pourra pas dire que j'ai pu prendre Darren dans mes bras longtemps aujourd'hui. Mais je me rattraperais les jours suivants.

- Le petit a l'air fatigué aujourd'hui. Dit-elle mettant des pâtes à cuir.
- Oui, mais il n'est pas malade. J'ai vérifié tout à l'heure dans le taxi, il n'a pas de fièvre, n'a pas les poumons pris, et il ne pleure pas. On a pas mal bougé aujourd'hui et il y avait pas mal de bruit...
- Oui tu as raison. En tout cas il est vraiment sage... Et le comble du comble, il a fait sa première nuit !

- Je ris un peu. Oui, d'ailleurs j'ai eu peur en ne l'entendant pas pleurer pour son biberon !
- Oui j'ai vus ça !
Elle reprend. C'est l'instinct maternel ! Elle me fait un clin d'½il.
- Je ris. Oui surement...
- Au faite, j'ai regardé sur le net ce matin, pour un ophtalmologiste. J'ai appelé et tu auras un rendez-vous dans deux jours.
- Ok, c'est cool. Tu viendras avec moi hein, parce que je ne sais pas dire grand-chose quand même.
- Oui ne t'en fais pas.
Elle sort les pâtes de la casserole pour les égouttées. Demain on cherchera sur le net où il y à un pédiatre, un médecin, tout ça pour que tu puisses tout avoir trouvé avant que je ne reparte. Puis les dossiers ça me connais.
- Oui j'y pensais aussi justement. Et faut que j'aille faire des courses aussi, genre demain, parce que j'ai plus qu'un pot de lait en poudre pour Darren.
- Il y a une supérette au bout de la rue, juste avant les maisons chics.
- Elles sont vraiment belles ces maisons...
- Oui, et au bout de celle de gauche, il y à un petit chemin qui mène à un parc, qui est vraiment très beau. Et puis la plupart des personnes habitants ici, enfin dans les proches alentours, sont plutôt des retraités, donc tu seras tranquille pour promener le petit !
Elle sourit. Puis Magdebourg est vraiment une petite ville tranquille.
- Dis moi, tu connais vachement bien le coin toi !
- Tu ne sais pas tout sur moi billou !
Elle rit et je la rejoins dans son hilarité.
- Alors, dis-je reprenant le sérieux, tu comptes nous les servir bientôt ces pâtes bolo' ?!
- Elle rit. Minute papillon ! J'vous jure ces jeunes, incorrigibles...
- Roh de suite. Rabat joie !
- Dis donc toi
, elle me pointe avec la cuillère en bois, ne me cherches pas ou tu vas manger dehors !!
- T'oserais ??!
- Oui !
- Genre.
- Tu veux qu'on essaye ?
Elle hausse un sourcil.
- Mh, tout compte fait, je peux bien attendre encore quelques minutes pour les pâtes...

Elle lève les yeux au ciel puis me sourit. Je me replonge dans mon apprentissage, c'est quand même assez difficile. Mais je crois que je m'en sors bien. En tout cas, je sais que quand elle va partir, j'userais plus de l'anglais que de l'allemand. Je pense que par la suite, l'allemand coulera de source, mais sans elle, et sans connaitre personne, au début ça va être vraiment dur. Elle apporte les pâtes et pose la casserole sur la table. On commence à manger en parlant allemand, afin que je m'entraine encore plus. Une fois le repas finit, je m'approche de Darren, et remarque qu'il dort. Je le réveille quand même pour lui donner son dernier biberon de la journée, en espérant qu'il fasse sa nuit. Juliette met une chaine allemande locale ou passe une série télé américaine. Je passe mon fils à mon amie et vais préparer le biberon. Je ne le fais pas chauffé, sinon il risque de me le rejeter. J'ai remarqué que le soir, si je lui donne un biberon froid, il ne vomit pas. Je m'installe ensuite dans le canapé, Et Juliette me passe mon petit bout, auquel je donne à manger, tandis que ses yeux fatigués restent collés à mon visage, et qu'une de ses mains tient mon index fermement. Si vous saviez comme je l'aime...

[...]

Le réveil est la cause de la fin de ma douce nuit. Je me dépêche de l'éteindre, je ne voudrais pas réveiller Darren, qui vient de faire sa deuxième nuit complète. Je suis content. Juliette s'affaire déjà sur le pc, je conclu qu'elle a du aller voir si il dormait bien.

- Bonjour, fis-je d'une voix endormie.
- Bonjour Bill, bien dormit ?
- Oui et toi ? Darren dort encore ?
- Très bien, et oui il dort toujours, je me suis levé il y a à peu près deux heures.
- Oh tu t'es levée tôt...
- Je n'avais plus sommeil. Puis, je cherche un pédiatre pour Darren là, ainsi qu'un médecin.
- Ok, merci.
- Tiens, vas prendre un chocolat, ça va te réveiller. Tout est sur la table.
- D'accord.


Je me lève donc et vais à la cuisine, où je vois qu'effectivement elle à tout préparer. Je souris puis vais l'embrassée sur la joue. Je lui glisse un « Tu es parfaite, merci. » auquel elle répond par un « Je le sais déjà, que je suis parfaite. » Elle rit puis reprend « Ne me remercies pas. Aller, vas manger, on doit faire les courses après. » Je la prends au mot, et vais donc engloutir le petit déjeuner. Une fois que j'ai finis de manger, je débarrasse et prépare un biberon pour Darren. Je vais ensuite à la salle de bain, prendre une douche, afin de me préparer.

[...]

Voila, il est treize heures quarante-cinq, et je suis dans la salle d'attente de l'ophtalmologiste. Ce matin nous avons fait les provisions, puis Juliette a téléphonée à un médecin, qui fait aussi pédiatre. Du coup, elle a expliquée mon cas, et nous avons convenu un rendez-vous demain, pour faire un bilan de santé complet, ainsi que faire mon dossier et celui de Darren.

- Bill Trümper ?

Je me lève avec Juliette et Darren puis suis la femme qui se tient devant moi. Je lui serre poliment la main, la saluant, ce qu'imite Juliette à ma suite. Nous rentrons dans un bureau moderne, ou nous prenons place sur des fauteuils en cuir. Juliette pose la coque de Darren devant elle.

- Bien, Monsieur Trümper. Que ce passe-t-il ?
- Et bien j'ai des problèmes pour lire.
- Vous ne voyez pas bien, c'est flou ? Trop petit ?
- Il y a des lettres que j'inverse à la lecture, et même si je lis à voix haute, je prononce bien mais m'arrête car je pense avoir mal lu. Et le soir, j'ai mal aux yeux, je les sens humides, et je peine à lire. Ils fatiguent.
- Très bien,
elle prend note. Nous allons passer derrière vous. Dit-elle me montrant un tabouret au fond de la pièce.

Je vais m'y assoir, et elle me fait essayer plusieurs verres, me faisant lire des lettres sur un tableau. L'essayage ne dure pas longtemps, je trouve vite ce qui me correspond.

- Bien, elle prend un papier et note. Vous avez une préférence ?
- Comment ça ?
- Bien, vous préférez des lunettes ou des lentilles de contact ?
- Oh... Je ne sais pas, je n'ai essayé aucun des deux.
- Vous pouvez prendre les deux vous savez. Les lentilles demandent plus d'entretien, mais vous ne les sentez pas, comparer aux lunettes.
- Je pense que tu devrais prendre les deux, après tu verras ce que tu préfères.
Intervient Juliette.
- D'accord. Je prends les deux.
- Bien,
elle note puis me tends la feuille. Alors au revoir monsieur Trümper.
- Au revoir, merci.
- Bonne journée.
Fit Juliette.
- Vous de même.

La professionnelle nous raccompagne jusqu'à la sortie de son bureau, et nous nous dirigeons en taxi vers le centre de la ville. Je dois maintenant acheter les lunettes et les lentilles.
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#Posté le dimanche 02 mai 2010 09:09

Modifié le dimanche 15 avril 2012 08:07

Kapitel Sechs.

Kapitel Sechs.

Tome Premier :

Chapitre Sixième :

« Surprises, exetera. »
Bill - Darren - Juliette - Constance - Dr Schlieffen



Neuf septembre 2009. Allemagne - Magdebourg - Hôtel « Die Traumer »

J'émerge vivement en entendant les pleurs de mon fils. Je me précipite à son lit. Dès qu'il sent ma présence il se calme. Je touche directement son front qui n'est pas chaud, puis mets mon index dans sa bouche, qu'il ne tette pas. Je conclu qu'il n'a pas faim et à du faire dans sa couche.
J'appelle Juliette et n'obtiens aucune réponse. Je me rends donc dans le salon et trouve un mot sur la table basse.
« Hey mon chou, je suis allée faire une course de dernière nécessitée vite fait. Je serais rentrée pour 11h45 maximum. Bisous à vous deux ! (L) Ju. »
Je souris au mot puis emmène Darren dans la petite salle de bain, où je le pose sur une couverture elle-même disposée sur un meuble. En regardant l'heure, je vois qu'il est neuf heures quinze. Dans environs une demi-heure Darren prendra son biberon. Je lui parle doucement, je sais qu'il est attentif à ce que je lui dis, même s'il ne comprend pas. Ses grands yeux me regardent. Je défais son body et le lui enlève. C'est l'heure du bain pour lui. Je défais aussi sa couche que je replie et passe un bon coup de lingette pour nettoyer son petit oiseau et ses fesses rougies. Je remarque immédiatement qu'il est irrité à vif. Je comprends mieux ses larmes. Je fais ensuite couler l'eau dans la baignoire et entreprends de le nettoyer. Sa peau est toute douce, et je constate déjà quelques changements physiques. Son nez n'a plus exactement la même forme, il est mieux dessiné, et les contours de ses yeux sont moins « enflés ». Je finis par le rincer à l'eau tiède puis l'enroule dans une serviette éponge et l'emmène avec moi, jusqu'au sac à langer. J'y prends un tube de pommade, un body, ainsi qu'un pantalon, un t-shirt, une veste, des chaussettes et un bonnet. Je ramène le tout dans la salle de bain et sèche mon ange, faisant bien attention à sa tête fragile.

Le rendez-vous avec le médecin hier s'est merveilleusement bien passé. On à trouver une femme, assez jeune, et vraiment gentille. J'ai bien sur été obligé de lui parler de ma pathologie, mais elle m'a longuement rassuré sur le fait qu'elle est tenue au secret médical, et que sans mon consentement, elle ne parlera jamais de mon cas à un collègue. De plus, je ne suis pas le seul homme bisexué. Et elle à déjà eu un cas comme le mien à suivre, alors c'est déjà assez rassurant. Pour elle, Darren se porte très bien. Elle le trouve éveillé, et depuis sa naissance, il à prit environ six cents grammes. Rien d'alertant pour elle, quand je lui ai montré mon carnet de santé. J'ai toujours été un gamin plus mince que les autres. Bien que grand, je n'ai jamais été à un Indice de Masse Corporel normal. Toujours à la limite de l'anorexie. Mais c'est ma morphologie. Elle m'a demandé comment s'était passé mon accouchement, et je lui ai expliqué que j'ai accouché par voies naturelles. Ce qui l'a extrêmement choquée.

Flash Back :

- Vous plaisantez ?
- Non...
- Mais... Elle se tait. Ils ont risqué votre vie et celle de votre enfant ! Ce sont vraiment des personnes incompétentes ! C'est incroyable. Tout bonnement in-croy-able ! Et ils vous ont ligaturé les trompes de Fallope ?
- Non, j'ai eu... Enfin je ne veux pas.
- D'accord. Ne vous en faites pas, ce n'est pas un soucis, et ça ne vous causera pas de problème de santé. Avez-vous prévu d'avoir d'autres enfants ?
- Oh...
Je reste un peu con à cette question. Bien, je ne sais pas vraiment... Darren était un accident, mais... Je l'aime c'est mon fils. Je crois que si je me les faisais ligaturées et qu'ensuite je ressentais l'envie d'avoir un enfant à nouveau, je m'en voudrais énormément.
- Oui, de toute façons, on peut les ligaturées à tout moment vous savez. Mais je n'en reviens toujours pas qu'ils aient risqués deux vies comme ça. Bill, êtes-vous homosexuel ?
- Oui.
- Alors vous savez que la pénétration est à bannir pour quelques mois.
- Oui oui, je le sais. On me l'avait déjà expliqué.
Fis-je rougissant malgré moi.
- Bien. Maintenant que j'ai vu votre bout de chou, je vais maintenant vous ausculter. Je dois voir si vous cicatrisez bien, et tout le reste.
- D'accord.
- Quittez votre pantalon et boxer, allongez-vous, je reviens dans cinq petites minutes, du temps de prendre mon matériel.


Fin Flash Back :

Quand elle est revenue, Darren était dans la pièce à coté avec Juliette, à m'attendre. J'ai eu un mouvement de recul en sentant des doigts touchés les contours de mon postérieur, mais elle ne m'a pas fait mal.
Pour elle, je cicatrise très bien, et elle m'a dit que d'ici une semaine, je pourrais remarcher à nouveau normalement, et même courir. Il faut quand même dire que je marche comme un canard.
Elle m'a fait une ordonnance pour que j'achète en pharmacie de nouvelles couches pour moi. Et c'était avec un énorme sourire, et un poids en moins que je sortais de son cabinet. Elle n'a pas l'air d'avoir soupçonner quoi que ce soit sur mon identité, alors je suis encore un peu plus rassuré. J'espère qu'en France ce n'est pas trop la pagaille, je connais ma mère... Elle est capable de toutes sortes de folies pour obtenir ce qu'elle veut...


/!\ Point de vue de : Constance Johnson. /!\

Flash-Back :
Quatre Septembre 2009. Paris.

Mon I-Phone me coupe dans cette importante réunion.

- Quoi James ?! Fis-je excédée par cette interruption.
- Pardonnez-moi de vous...
- Je le coupe. Venez-en au fait, vous me faites perdre assez de temps et d'argent comme ça.
- William à disparu !
- ...Pardon ?
- William à dis...
- Avez-vous appeler la police ?

Le silence me réponds.
- Pauvre incapable ! Crachais-je. Appelez la police, bon sang !!
- Oui madame...
- Je viens d'ici une heure.


Je lui raccroche au nez. Je me lève précipitamment, mettant fin à la réunion à laquelle je participais pour appeler Alfred mon chauffeur. Ce petit con va payer ce qu'il à fait. Je peux le jurer.

[...]

J'arrive à l'hôpital. Je monte directement à son étage et me rends dans sa chambre ; vide. Un policier et deux infirmières se tiennent là, ainsi que mon major d'homme.

- Comment une telle chose a pu se produire ?! Criais-je contre le médecin.
- Je...
- Oh épargnez-moi les « désolés » et autres phrases de circonstance imbécile ! Ce petit con vient de se barrer, sans que vous n'ayez rien vu ! Comment cela est-ce possible ?!!
- Madame ne criez pas !
Fait un policier.
- Quand est-ce arriver ?
Personne ne répond.
- Quand est-ce arriver ?!
- Hier soir...
répond une infirmière.
- Pardon ?!?
- Nous vous avons appelés plusieurs fois !
Remarque le médecin.
- Et personne n'a su répondre peut être ?! James ?!! Repris-je me tournant vers lui.
- J'ai essayé de vous joindre toute la nuit, sans succès ! Se défend-il.
- Vous savez ce qui va être sans succès ?! Bordel, ce petit con vient de se tirer avec un gosse, promit à un riche malien ! Trois ans de vie sans lever le moindre petit doigt ! Vous me faites perdre une transaction de dernière chance ! Si elle ne s'effectue pas je suis ruinée !
- Pardonnez-moi, vous comptez vendre un enfant ?!
Demande un policier.
- Mon... Fils. Un rictus de dégoût se peint sur mon visage à ce mot. Peut avoir des gosses ! Vous trouvez ça normal un homme enceinte vous ?! Il fait une grimace de dégoût. C'est contre nature ! Le bambin devait être vendu comme le premier enfant né d'un homme au mali ! Ce qui est faux, mais je devais vraiment vendre le bambin a une famille riche... Extrêmement riche. Le riche malien voulais faire des expériences afin de comprendre comment cela à pu se produire ! Vous croyez que je vais rester calme ?!
- Cessez de crier par pitié ! Venez au poste, on lance un avis de recherche dès maintenant.

Nous sortons de la chambre et juste avant de partir, je lance à James :

- Au fait James... Bien entendu, cela va compter pour votre femme aussi. Je veux que dans moins d'une heure vous ayez déserté la villa. Vous êtes viré.

Je tourne les talons et claque la porte de la chambre derrière moi. William, tu vas me le payer.


Fin Flash Back :

/!\ Point de Vue de Bill Trümper /!\
9 Septembre 2009 10h00 Hôtel « Die Traumer » :

Je fais faire son rot à mon ange. Il à bu tout son biberon, et n'a pas régurgité le lait. Je l'essuie et vais l'installer dans la coque, dos à moi, pour que je puisse me changer. Je mets un baggy noir, un Marcel de même couleur et des baskettes blanches. Par-dessus le Marcel, je mets une chemise elle aussi blanche, et me voila prêt vestimentairement parlant.

- Alors mon ange, comment trouves-tu maman ? Fis-je tournant sur moi-même.

De petits gazouillements me répondent et je glousse un peu, avant d'aller chercher la brosse à cheveux. Je me place devant le miroir au dessus du lit et commence à me faire une queue de cheval. Je ne me maquillerais que quand nous devrons sortir.
Dire que demain Juliette ne sera plus avec nous elle repart ce soir à minuit dix en train. En y pensant j'ai un petit picotement au c½ur. Elle est vraiment devenue une amie, et je vais me retrouvé seul. Je ne connais personne ici, et étant assez réservé en présence de personnes inconnues, je ne sais pas du tout comment je vais réussir à m'intégrer. J'avoue avoir peur. Oui, je l'avoue. Je me lance dans l'inconnu. Il est normal que je ressente cela...
Je reprends Darren dans mes bras et vais me poster à la fenêtre. La vue donne sur la rue, qui n'est pas trop active à cette heure ci. Il va falloir que je pense à travailler pour payer l'hôtel. Et là encore, je ne sais pas du tout comment je ferais avec mon fils. Et je ne le laisserais pas avec une personne que je ne connais à peine. Ni à une nourrice, j'aurais pas les moyens, sachant que pendant à peu près trois mois je n'use pas de l'argent mit sur le compte en grosse somme. Jorg m'a dit que pour le moment c'était préférable, afin de n'éveiller aucun soupçon. Il va falloir que je réfléchisse à tout ça.
Mon petit bout s'agite dans mes bras, alors je vais prendre sa tétine, et la lui mets à la bouche. Il est vraiment mon bonheur... Je ne regretterais jamais ce que j'ai fais. Oh grand diable non. Jamais.
Je retourne vers le lit et pose Darren dessus, avant d'allumer la télé, et venir l'entouré de mes jambes. Une émission assez stupide passe, racontant la vie de quatre filles étant tombées enceinte à seize ans. Elles au moins ont un parent de leur coté, et les aidant... Je change de chaîne et tombe sur des dessins animés. Soit, je vais y laisser. Je câline mon fils, lui faisant de petites chatouilles, des caresses sur son visage, des grimaces auxquelles il se contente de sourire...

Trois quarts d'heure viennent de passer, Darren s'est endormit. Je n'ai rien à faire, alors je me lève précautionneusement pour ne pas réveiller mon bout de chou, et vais appeler l'accueil de l'hôtel.

- Réception de l'hôtel j'écoute ? Fait la voix de la vieille dame.
- Bonjour, chambre 26, réservation Juliette Marchand.
- Que puis-je faire pour vous ?
- Serait-il possible d'avoir les journaux locaux, qui traitent d'offres d'emplois ?
- Oui, bien sur ! Vous les aurez d'ici dix minutes.
- Merci madame !
Fis-je avec une voix peu virile. J'en rougis fortement.
- Au revoir ! Fit-elle avec un petit rire.
- Oui, au revoir !

Je raccroche et vais me poser sur le lit à nouveau. Tout travail sera le bienvenu. Je ne vais sûrement pas faire le difficile. Je ne peux pas me le permettre. Voyons mes qualités... Je suis souriant, gentil, serviable, je sais rire... Ouais non, ça c'est plutôt une part de ma personnalité. Mh... J'aimerais bien un travail avec des horaires assez raisonnables. Je n'ai pas le temps de pousser plus mes réflexions, on toque à la porte. Je vais ouvrir et vois la réceptionniste.

- Merci ! Lui dis-je un grand sourire aux lèvres.
- Ne me remercies pas Bill, c'est normal ! M'assure-t-elle me tendant les journaux. Comment va le petit ?
- Oh, très bien. Vous voulez entrer un petit moment ?
Proposais-je.
- Oh non, je n'peux pas malheureusement. Je dois aller m'occuper de nouveaux clients.
- Bien, alors à plus tard Madame Mirmeinam.
- Lucia conviendra mieux Bill.
- D'accord... Lucia.


Elle me fait un grand sourire et repart, pendant que je ferme la porte. Je vais m'installer sur le canapé et pose les journaux sur la table basse. J'ouvre le premier et lis attentivement.
« Cherche jeune femme... » On passe. « Cherche jeune homme mineur... » On passe. « Cherche escorte boy » Hein ?! On passe aussi, non mais dis donc ! J'ai peut-être dis que je ne serais pas difficile, mais pas question de vendre mon corps. Que ce soit pour la prostitution ou l'escorte boy !
Je lis encore mais ne trouve finalement rien. Il m'aurait fallu être une fille quoi qu'on peut se poser la question, ou un mineur, ou encore une bonne suceuse... Très peu pour moi !
Je prends le deuxième magasine et l'ouvre comme le précédent à la page des annonces et offres d'emplois. Je repère très vite deux offres. L'une concernant une recherche de secrétaire d'auto-école, et l'autre une recherche de serveur pour un bar. Je continus ma lecture et tombe en dernière page, sur une recherche de gardien d'enfant. Je vais prendre un ciseau et reviens découper ces trois annonces. Je prends ensuite le troisième journal et réitère la même opération, seulement je ne trouve rien. Dès demain j'appellerais pour ces annonces.
La porte s'ouvre alors sur Juliette, toute souriante.

- Ça va Billy ?
- Je ris. Oui bien et toi ?
- Oh très bien. J'ai pu faire tout ce que je voulais !
- Et tu as été faire quoi du coup ?
- Oh régler quelques détails pour mon départ... Ça te dis on sort manger en ville ?
- Mh...
Je réfléchis.
- On ira dans un endroit où tu pourras faire chauffer le biberon de Darren.
- Alors c'est d'accord. Tu veux qu'on y aille pour quelle heure ?
- Bin, ça dépend de vous. Tu fais manger le petit à quelle heure ?
- Vers midi quinze.
- Bon alors on partira d'ici à onze heure quarante.
- Mais... Enfin il fait chaud, on va pas prendre un taxi pour un kilomètre, et je n'ai pas d'ombrelle...
Énumérais-je.
- Ah oui ? Demande-t-elle malicieuse.
- Euh... Ju', c'est quoi ce sourire ? Demandais-je.
- Oh... Quel sourire ? Il s'accentue.
- Ju' qu'est-ce que tu as fais ? Je fronce les sourcils.
- Mh... Trois fois rien ! S'exclame-t-elle levant les bras en l'air.
- T'as acheté quoi ??? Je quémande les yeux écarquillés.
- Elle sourit. Vas voir dans le couloir. Elle me fais un clin d'½il.

Je me lève et vais ouvrir la porte. Je reste bloqué, une main sur la bouche, l'autre sur le c½ur.

- Alors, ça te plais ? Demande-t-elle se tenant à mes épaules.
- Mais... Il fallait pas Ju' !
- Tu en avais besoins, c'est avec l'argent de ton nouveau compte, ça n'a pas coûté chère et de plus ça m'a fais plaisir.
- Mais...
- Dis moi simplement merci...
Dit-elle chuchotant.
- Merci... Je me retourne et la serres dans mes bras fortement.
- C'est normal ne t'en fais pas...

Elle vient tout simplement de m'acheter une poussette, ombrelle intégrée, et des petits jeux pour bébé. Une sorte de cube à faces multicolores, une sphère noire et blanche, un triangle jaune, une couronne verte et orange, le tout en mousse.
Après quelques minutes d'éteinte de gratitude, nous nous séparons et je vais sous les ordres de mon amie, préparer mon fils. Je sors une doudoune de la valise contenant ses vêtements, ainsi que des gants, un bonnet, et une écharpe. Je commence à habiller Darren, tout en papotant avec Juliette. On rit, on profite avant son départ. Nous n'avons pas passer énormément de temps ensemble, mais... Je peux vraiment dire que c'est devenue une amie. On ferme la porte de la chambre, prenant la clé, et nous descendons, informant au passage Lucia que nous revenons dans quelques heures.

Ça fait du bien de pouvoir se promener sans porter le petit. Je ne dis pas que ça m'embête, loin de là, mais c'est plaisant de marcher avec une poussette, sans poids dans les bras. Et je peine moins à marcher, car ça n'appuie pas sur mon dos, et donc ne me mets aucune pression au niveau du cocsis. Nous regardons les maisons, les commentant en prime. Mais c'est un quartier vraiment très chic, alors... Je me demande comment je vais pouvoir trouver un appartement pas trop chère. Ici, la moyenne des loyers est, selon Juliette, de huit cent trente euros. D'un coté, on peut dire que c'est le prix de la tranquillité... Nous passons aussi devant une épicerie, et tout un tas de petits commerces, qui sont, toujours selon mon amie, le mieux pour avoir de la qualité à petit prix. On passe ensuite devant une école maternelle, où des voix d'enfants s'exclament, attirant les sens auditifs et visuels de Darren, puis juste après, il y à une supérette : Là où on fait les courses depuis notre arrivée. On n'avait jamais fait le trajet à pied. Toujours en taxi pour me facilité la tâche de marcher. Sur l'autre coté du trottoir il y à un collège-lycée. Pas mal de jeunes sont devant les grilles d'ailleurs, et nous regardent passer attentivement. On doit sûrement nous prendre pour deux filles... Je regarde à nouveau devant moi et une enseigne de Kebab retient mon attention. Je souris grandement, ce que Juliette repère.

- Pourquoi tu souris autant ? Demande-t-elle.
- Ça fait plus de huit mois que je n'ai pas mangé de Kebab ! Alors maintenant que j'ai plus de régime alimentaire définit, j'vais m'en péter la panse !
- Elle éclate de rire. T'as l'air d'un enfant qui découvre son jouet c'est marrant. Oh la voiture elle est trop belle ! S'exclame-t-elle montrant une Peugeot 306 bleu ciel.
- Je regarde. Ouais, trop. Elle est classe.
- Tu aimes bien le tuning à ce que j'ai pus voir dans tes affaires !
Sourit-elle.
- Roh tu as fouillé ?! Elle hoche la tête. Je ris. Oui, j'ai toujours trouvé ça cool.
- Et ici tu es servis. Dans le centre ville il y à beaucoup de personnes qui en font. Oh regardes, elle est à vendre !

- Je regarde l'affiche. Oui, dommage que je n'ai pas mon permis... Je me tais quelques secondes et reprends : Quoi qu'il en soit, la faim l'emporte sur l'admiration de cette voiture !

Juliette rigole pendant que je sautille tout en poussant la poussette de Darren. Nous entrons dans le restaurant où une bonne odeur de viande grillée parvient à mon nez.

- Bonjour mesdemoiselles !
- C'est...
Commence Juliette.
- Bonjour ! La coupais-je.

Je lui fais un regard rieur, et elle comprend ce que je veux dire. Ce n'est pas grave qu'on me prenne pour une femme, après tout, je le suis à moitié si on veut voir par là.

- Et bonjour au petit bébé ! S'exclame-t-il souriant.
Nous rions.
- Alors, que voudriez-vous ?
- Moi je prendrais un américain, avec une barquette de frittes et un perrier.
- D'accord... Et vous ?
- Euh, je prendrais en sandwich le kebab, sans oignons et avec sauce blanche plus un coca.
- Sur place ou à emporter ?
- On va prendre sur place.
- Ok, alors ce sera prêt dans sept minutes environs. Assoyez-vous, allez-y !
Nous sourit-il.
- Par contre, il serait possible de faire chauffer un biberon ?
- Oui bien sur, vous avez un chauffe biberon ?
- Oui,
je le sors de mon sac à langer. Tenez.
- Merci.
Dit-il souriant toujours.

Je me mets à parler avec Juliette, elle m'explique certaines choses sur la ville. J'aurais jamais cru qu'elle savait autant de choses sur Magdebourg.

- Mais, comment tu sais ça ?
- Elle rit. Me regardes pas comme ça Billy !
- Ben... Excuses moi mais on dirait que tu as vécus ici quoi !
- C'est un peu comme si en effet.
- Mh...
Je jette un regard sur mon fils, qui s'est endormit. Expliques-moi tout.
- C'est assez long,
elle rit.
- J'ai tout mon temps. Je souris.
- Je pars à minuit !
- Et alors, il te faut pas une journée pour me raconter !
- Non, mais... Enfin je sais pas, je vais t'ennuyer.
- Ah tiens, un nouveau don, je ne te savais pas télépathe.

- Elle soupire. Tu m'énerves gamin !
- Hey le fossile, on se détend hein !
Je fronce les sourcils.
- Bon... En faite, à mes treize ans, mon collège organisait un échange avec des allemands. Deux semaines ici, deux semaines chez nous. Ma correspondante s'appelait Corina. En arrivant ici, j'ai tout de suite repéré les lieux. J'étais déjà venue ici, mais quand, impossible de me rappeler. Je me suis lié d'amitié avec Corina, et on à parler de nos familles respectives. Je n'avais pas d'origines allemandes, mais le frère de ma mère y allait souvent. Le truc, c'est qu'à mes huit ans j'ai eu un accident très grave à l'école primaire. Il y avait eu un tremblement de terre. Pas d'une magnitude énorme, mais assez élevée pour faire effondrer le toit sur toute une classe. Tu as pas dus connaitre cette école je pense.
- Je ne connaissais que la mienne et celle d'Émile Zola. Merci,
dis-je à l'intention de l'homme m'ayant apporté le biberon de Darren.

Il me sourit et repart derrière son comptoir, préparer nos repas. Je prends Darren contre moi, le réveillant doucement, et lui donne le biberon.

- Mh. La mienne était l'école Paul Constant.
- Ça ne me dis rien du tout.
- Ils ont construit un parc à la place après ce tremblement de terre.
J'hoche la tête. Enfin, j'ai eu une perte de mémoire, plus aucun souvenir de mon enfance, et c'est en allant en Allemagne, et plus précisément à Magdebourg que tout m'est revenus, au bout d'une semaine. Je venais à chaque vacances scolaires ici avec Anyta et mon oncle. Merci, dit-elle à l'homme nous servant nos plats.
- Merci ! Dis-je à mon tour quand il dépose le sandwich devant moi.
- Sa femme était allemande, et n'avait pu quitter l'Allemagne pour venir chez nous, alors c'est -mon oncle qui est venu à elle. Ils se sont installés ici.
- Oh, mais... Tu n'es pas allée le voir ?
Je demande.
- On est là pour toi, il ne doit rien savoir.
- Oui en même temps, si ça tourne au vinaigre là bas...
- Tu as tout compris. Enfin voila, tu connais tout de ma petite histoire. Puis sinon j'ai continué l'allemand à l'école parce que forcément j'avais des facilités à la base.
- Et bien navré de t'apprendre, que ton histoire ne m'a point ennuyée !

- Elle rit. Ravie ! Elle reprend, me lançant une frite. Allez manges.

Je ris à mon tour et commence mon repas. Qu'est ce que c'est bon ! Han mon dieu, ça faisait si longtemps ! Je ne vais faire que manger des Kebab pendant trois semaines complètes pour combler le manque !
J'en apprends plus sur Juliette, alors que ce soir, elle ne sera plus ici... Je n'ai nullement envie qu'elle parte. Et pourtant il le faut. Je profite de ma dernière journée avec elle. Je suis heureux qu'elle se confie à moi...
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#Posté le lundi 19 juillet 2010 09:45

Modifié le mercredi 11 avril 2012 07:38

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